Almanach de l Alsacien 2015 PDF

Rihel, ancêtre de Frédéric-Guillaume Almanach de l Alsacien 2015 PDF, et prototypographe à Bâle, en 1474. Rihel était peut-être l’un de ses compagnons.


Que voilà une bonne habitude prise ! Celle de vous précipiter pour découvrir la nouvelle collection des Almanachs des Terroirs de France (44 terroirs). Une nouvelle fois vous allez savourer votre région à travers récits, anecdotes, hauts et hommes d histoire, délicieux produits, recettes, traditions et autres légendes. Vous allez y déguster votre terroir aux quatre saisons, pour notre plaisir, pour votre plaisir, du moins nous l espérons ! Le printemps offre généreusement ses sourires, aux rafales hargneuses succèdent la brise légère. Alors s offrent à vous, encore tapies sous un coussin de mousse douce, violettes, pâquerettes, pervenches, primevères… exhalant dans l air leurs délicates senteurs. Les campagnes revivent, les terrasses des cafés aussi… Les portes s ouvrent, les cours aussi… Les jupes raccourcissent, les genoux se dévoilent… L été, d azur ensoleillé est quelquefois parsemé de nuages et de brumes. Il porte en lui les promesses d une chaleur bénéfique, de farniente, de vacances, d horizons nouveaux. Abordez des villages situés au bout, tout au bout des chemins ombragés de tilleuls, serpentant sur une colline ou longeant une petite rivière. Une marche, sportive ou nonchalante, à la pointe de l aurore, alors que le silence plane encore sur la campagne, vous fera vivre les inoubliables instants qui précèdent l arrivée du jour. Expérience simple, trop simple pour certains, mais tellement agréable. L automne, c est la lumière si particulière qui joue avec les bruns, les jaunes des feuilles et des fougères et les mauves des bruyères. C est cette odeur si particulière de bois mort humide et d herbe mouillée. C est aussi ce cri si prenant d un cerf en rut… C est la balade, équipé de bottes, d un bâton et d un panier en osier pour faire une mirobolante cueillette de fruits ou de baies sauvages, pour une hypothétique recherche de cèpes tête noire, de girolles orangées, d amanites des césars, de pieds-de-moutons, de trompettes de la mort… et de châtaignes. La froide pureté d un hiver rigoureux et ses bleus métalliques achèvent la rotation éternelle d une séquence mystérieuse et sensuelle qui cherche pom-peu-sement à s entourer de poésie. Ce qui plaît dans la collection des Almanachs des Terroirs de France, c est cette nostalgie positive qui se dégage des récits, des contes, des légendes, des histoires qu on y trouve. Dans un monde en mouvement, un monde sans visage, un monde omniprésent mais impalpable, le contenu de l almanach ramène du souvenir, de la tradition, de la vie, presque perdue, des régions françaises, si différentes et si attachantes. Nostalgie positive, plongeant dans les fonds de l histoire locale, du Moyen Âge aux années 60 en passant par la Belle Époque et les Trente Glorieuses… Un pays sans légendes est un pays sans âme, sans vie, sans rêves ! Nos terroirs possèdent une âme. Elle est habitée par des contes, des récits, des légendes, des coutumes… peut-être des menteries, transmis de génération en génération, de grands-pères en petits-fils ou petites-filles. Tous, du plus jeune au plus ancien, du natif au nouvel arrivant, trouveront certainement plaisir de lecture, et de connaissance, en flânant à leur gré dans les pages de ces almanachs. Souvenez-vous, pour nos anciens, la chose écrite était représentée par la véritable bible des chaumières, le fameux almanach qui égaillait les longues soirées d hiver au coin du feu. Cette collection des Terroirs de France en est la résurgence moderne.

Guillaume qui hérite de l’imprimerie familiale, il est nommé imprimeur du Roi et de l’université de Strasbourg. Il meurt en 1751, le mari de sa fille cadette Anne-Catherine, Jean-Robert Christmann, reprend la succession jusqu’à sa mort en 1761. La presse en bois est utilisée par Levrault jusqu’en 1851. François-Georges Levrault dirige seul l’imprimerie-librairie sous son nom. En 1786, il rachète la papeterie d’Abreschwiller et fabrique son propre papier, puis la maison de Théodose Le Barbier de Tinan, commissaire des guerres, dans laquelle il installe l’imprimerie-librairie et loge ses ouvriers.

1790 dans la nouvelle Société typographique, que Levrault vient de créer avec Thomassin, avocat. Ses quatre fils, Laurent-François, Louis, Nicolas et Xavier, firent tous carrière dans l’imprimerie. C’est l’aîné, Laurent-François-Xavier Levrault, qui après la mort de leur père en 1798, reprend la succession de la maison jusqu’à sa mort en 1821. En 1805, son frère Nicolas Levrault devient directeur de l’imprimerie de la Grande Armée, mais disparait, avec tout son matériel, au cours de la retraite dans la campagne de Russie en 1812. En 1821, la veuve de Laurent-François-Xavier Levrault, Caroline née Schertz, dirige l’affaire familiale pendant 29 ans. Dès 1825, elle est secondée par son gendre Pierre-Frédéric Berger, qui meurt en 1837.

Après la mort de Caroline Levrault en 1850, sa fille Éléonore, veuve de Pierre-Frédéric Berger, hérite de la maison. Depuis 1855, ils sont également libraires-éditeurs à Paris, au 8 rue des Saints-Pères. En 1871, la société Veuve Berger-Levrault et Fils entre en dissolution. En 1877, l’entreprise compte quelque 400 ouvriers, constitués de plus de 80 compositeurs et une centaine de pressiers.

Le 5 novembre 1901, une autre grève éclate dans l’usine pour exigence d’augmentation de salaire, 90 ouvriers se mettent en arrêt de travail. Les ateliers Berger-Levrault marquent le début des ateliers mixtes avec égalité salariale. Marc Friedel, président de l’entreprise jusqu’en 1999. Robert Steinheil, autre gendre de Berger-Levrault, devient administrateur-délégué, et, sous l’autorité de celui-ci, Bernard Grasset dirige le bureau parisien au 8, rue des Saints-Pères. En 1913, l’entreprise lance le procédé de l’héliopeinture.