Architecture romaine d’Asie Mineure : Les monuments de Xanthos et leur ornementation PDF

Aphrodisias doit son nom à Aphrodite, la déesse grecque de l’amour qui architecture romaine d’Asie Mineure : Les monuments de Xanthos et leur ornementation PDF, dans le sanctuaire de la ville, son unique statue de culte : l’Aphrodite d’Aphrodisias. 1961, Kenan Erim, un archéologue turc formé aux États-Unis, décida de consacrer sa vie à la résurrection de la ville.


Cet ouvrage constitue la première étude des édifices d’époque romaine du site de
Xanthos anciennement connus ou récemment découverts. Il offre une description des principaux édifices de la cité et prend en compte de nombreux blocs sans attribution, remployés dans les constructions d’époque tardive mais qui permettent l’analyse technique et stylistique. Les chapitres de synthèse décrivent l’évolution des formes architecturales et celle des décors en montrant jusqu’à quel point l’analyse stylistique constitue un outil de datation fiable. L’analyse de l’architecture xanthienne permet de discerner deux phases principales d’aménagement, correspondant globalement à l’époque flavienne et à la fin du IIe s. p.C. Le cas de Xanthos est comparé à celui des autres villes de Lycie ainsi qu’aux grandes cités de l’Asie Mineure romaine. La confrontation montre la généralisation des tendances nouvelles de l’époque mais aussi la permanence de traits locaux. L’exemple de Xanthos est donc bien représentatif de l’architecture romaine en Asie Mineure.

Lorsque les premiers experts arrivèrent, le site était recouvert par un village. Selon l’historien byzantin Stephanus, la ville fut fondée par les Lélèges. Il est l’un des mieux conservés de cette période et pouvait accueillir 30 000 spectateurs. Les arches du Tétrapylon,  quatre portes  en grec, reposent sur seize colonnes. Situé à un carrefour, ce monument marquait, pour les pèlerins, l’accès au sanctuaire d’Aphrodite. Le mur de fortification d’Aphrodisias est plus ou moins circulaire, d’un périmètre de 3,5 km. Le mur comportait 23 tours et huit portes, dont une au sud du stade.

Les raisons de sa construction ne sont pas vraiment définies. Une autre hypothèse avance que le mur servait à se défendre durant la révolte de Procopius en 365. Une fois le mur construit, la ville ne s’est plus étendue car la présence de nécropoles est attestée. La ville étant fermée, de nombreuses portes facilitaient les déplacements. Les principales comportaient une grande ouverture pour les charriots et une plus petite pour les piétons.

Elles sont toutes alignées sur les rues principales de la ville sauf une, reliée au stade. La construction du mur est assez particulière. La partie extérieure du mur est construite en grand appareil rectangulaire, appelé opus quadratum. Au total, cela fait 25 000 m2 de pierres, toutes d’origine locale. C’est donc un effet volontaire et réfléchi.