Ardèche : Terre de feu PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Cet article est une ébauche concernant une commune de l’Ardèche. Si vous avez un ardèche : Terre de feu PDF, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider.


Pour qui parcourt cette contrée à pied, en vélo ou en voiture (le train l’a oubliée), il sera difficile de s’en faire une image homogène. Est-elle montagne ou vallées, est-elle du Massif central ou du Midi, est-elle un plateau venté de burle ou nu couloir sifflant de mistral, souffre-t-elle de sécheresse ou de crues dévastatrices, est-elle agricole ou industrielle, est-elle de la Loire ou du Rhône, son accent est-il lyonnais ou méridional, est-elle désertique ou envahie de touristes, est-elle de pentes ou de grottes, de forêts ou des champs ? La liste pourrait s’allonger… mais c’est la plume trempée de sépia qui aura le dernier mot : elle est tout à la fois, car c’est une terre sauvage, ardente, une terre de feu aux mille étincelles : c’est l’Ardèche ! La plume courra de monts en vallées, rebondira sur mille pierres, éclaboussera d’eaux jaillissantes, diluera les lacs et les cascades, s’attardera à cacher des mystères au creux des dessins pour un voyage à travers le temps et l’espace.

Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune. Consultez la liste des tâches à accomplir en page de discussion. 5 situées dans le département de l’Ardèche et une dans le département de l’Isère. La commune s’étend sur une surface modeste de 4 km2.

Ce territoire se situe essentiellement en bordure du Rhône. Mais il remonte aussi autour du ruisseau de Moure, au-dessus du quartier de Saint-Sornin. Un village en situation « resserrée » au débouché d’un pont et traversé par une voie ferrée. Dans le sens nord-sud, Serrières est situé sur le passage de l’ex nationale 86 et de la voie ferrée rive droite du Rhône, qui traverse le cœur du village. Un accès principal au plateau d’Annonay a ensuite été logiquement aménagé.

La proximité de l’échangeur autoroutier de Chanas a fait de Serrières la principale porte nord de l’Ardèche. Le village subit en contrepartie l’augmentation moderne du trafic automobile. Ainsi le pont, aux heures de pointe, n’arrive plus à absorber les flots de circulation qui s’y entassent des deux côtés. Le trafic journalier y a atteint les 18 000 véhicules par jour. La voie ferrée a été construite au milieu du vieux village.

La voie ferrée est uniquement affectée au transport de marchandises. La densité du trafic a suivi la baisse continuelle du transport ferroviaire. Mais le trafic restant est loin d’être négligeable et des projets font craindre aux riverains une augmentation notable. Pour le quartier de Saint-Sornin, il s’agit d’une déformation de Saturnin.

Antérieurement à la conquête romaine menée par Jules César, le Vivarais était peuplé par les Helvii, premier peuple de Gaule soumis à l’empire romain. Serrières une amphore romaine contenant des pièces d’or et d’argent à l’effigie d’empereurs romains. Quelques années plus tard fut découverte entre Serrières et Limony, non loin de la route, une superbe statue de Vesta en bronze à laquelle il manquait un bras, ainsi qu’une pierre tumulaire dont la suscription remontait à l’époque des Césars. Ces objets furent vendus à un antiquaire de Lyon. En 1892, lors de la construction du chemin de fer, on a découvert à 4 m de profondeur des squelettes accompagnés de briques comportant des inscriptions romaines et un moulin en pierre, plusieurs ouvrages maçonnés comportant des inscriptions latines, notamment des thermes.

Dans le chœur de l’église Saint-Sornin, un des piliers a réutilisé un bloc portant une épitaphe :  Aux dieux Mânes de Decia Amabilis. Antonia, sa sœur  Le musée des Mariniers possède par ailleurs divers fragments archéologiques de l’époque gallo-romaine. Reproduction, sur tenture, de la mosaïque trouvée à Limony. La ville a subi en effet les ravages des Vandales en 408. La cité fut pillée, comme toutes les villes de la vallée du Rhône, en 733 par l’émir sarrazin Ioussouf, à la tête d’une force considérable composée des débris de l’armée vaincue à Poitiers l’année précédente. Il existe toujours à Serrières le terroir de  moures , où les  maures  en question ont certainement campé.