Aux sources des Missions étrangères : Pierre Lambert de la Motte (1624-1679) PDF

L’objectif de cette société est l’évangélisation des peuples, par la fondation d’églises et le développement d’un clergé local sous la juridiction d’évêques. Vue du séminaire des Missions étrangères de Paris, rue du Bac. Aux sources des Missions étrangères : Pierre Lambert de la Motte (1624-1679) PDF vicaires apostoliques dirigent alors la Société de façon collégiale. Chacun d’entre eux a un procureur à Paris.


Pierre Lambert de la Motte naît en Normandie en 1624 au sein d’une famille de noblesse de robe très pieuse. Après des études de droit, il entre à la Congrégation de l’Assomption. En 1657, il se porte volontaire comme missionnaire en Asie et y part en 1660. Arrivé en Cochinchine, celui qui est devenu l’évêque de Bérythe multiplie les visites pastorales dans tout le Vietnam, ordonnant des prêtres, redonnant courage aux communautés dispersées, tentant de régler les nombreuses rivalités entre les différents ordres missionnaires et d’améliorer les relations souvent tendues avec tes autorités. Cet homme, d’une très haute élévation spirituelle, considéré par certains comme un mystique, meurt en 1679.Son œuvre s’insère dans le développement considérable des missions au XVIIe siècle sous l’impulsion du pape Grégoire XV. En France, Pierre Lambert de la Motte joue un rôle essentiel dans la naissance des Missions étrangères, en 1658, dont l’aire géographique couvre la Chine et le Sud-Est asiatique. Elles œuvreront sans relâche en suivant les Instructions romaines de 1659 : refus de la sécularisation et de la politisation, respect des cultures indigènes, accession des Eglises locales à l’autonomie et consolidation de leur lien avec le Saint-Siège. L’auteur dépeint le travail accompli par les Missions étrangères dans cette partie de l’Asie, montre les difficultés à les développer ainsi que l’extraordinaire ténacité d’un homme inspiré.

Ces procureurs ont pour charge de pourvoir les vicariats en missionnaires et de trouver les fonds utiles à la bonne marche des missions. Un changement important intervient en 1840. Jusqu’alors les candidats missionnaires étaient tous prêtres. Désormais on accepte des séminaristes, qui seront incardinés dans la Société.

L’âge maximum pour entrer au séminaire est de trente-cinq ans, et l’incardination dans la Société ne peut se faire qu’après avoir passé au moins trois ans dans une mission. Départ de missionnaires des MEP en 1856. Quand le séminaire des Missions étrangères est rouvert en 1815, les jeunes qui se présentent appartiennent presque tous à cette tradition. Issus de familles généralement très pieuses mais peu fortunées, qui ont souvent eu du mal à financer leurs études, beaucoup de candidats missionnaires se heurtent à l’opposition de leurs proches dès qu’ils annoncent leur projet. La rupture familiale, radicale et définitive, est une épreuve douloureuse pour tous, et dramatique pour certains qui doivent s’enfuir en secret, sans faire leurs adieux, si le refus de leurs proches est trop inflexible. Néanmoins, quand la séparation est acceptée, ou quand, avec le temps, le sacrifice est consommé, des liens très forts subsistent entre les missionnaires isolés à l’autre bout du monde et leurs communautés d’origine : échanges de lettres qui transitent par le séminaire de Paris et les procures d’Asie, union de prières et surtout, de la part des missionnaires, pressants appels aux vocations auprès de leurs confrères restés au pays.

Dans ce domaine, les martyrs sont les meilleurs recruteurs. La mort de chacun d’entre eux est généralement à l’origine de plusieurs départs en mission. Corée et au Viêt Nam ont renforcé les liens spirituels entre leurs diocèses d’origine et leurs pays de mission, liens concrétisés par des pèlerinages de plus en plus nombreux. Prêtres et séminaristes au Japon en 1881. Le champ de travail de la Société des Missions étrangères s’est peu à peu agrandi au cours des siècles. Asie en vue de créer un clergé autochtone bien formé et de s’adapter aux mœurs et coutumes du pays, sans ingérence dans les affaires politiques.