Baas et Islam en Syrie PDF

1947 à Damas avec comme but l’unification des différents États arabes en une seule et grande nation. La doctrine baathiste dit combiner le socialisme arabe et le nationalisme panarabe. Le Parti de la résurrection arabe et socialiste a été officiellement fondé lors du premier congrès du parti, tenu à Damas le 7 avril 1947. Le parti, fondé en opposition à la fois au protectorat français et à la génération plus ancienne des nationalistes arabes syriens, préconisa à la place une unité baas et Islam en Syrie PDF et un nationalisme arabe.


Au XXe siècle, les oulémas sunnites syriens ont relevé plusieurs défis majeurs, échappant ainsi au déclin que leur promettaient les théoriciens de la modernisation. D’une part, grâce à un patient travail de terrain et à l’utilisation des médias modernes, ils ont accru leur influence sur une société radicalement transformée par les progrès de la scolarisation. D’autre part, ils ont mis en échec les tentatives du régime baasiste, laïciste et dominé par des alaouites, de les marginaliser. Il en résulte qu à l’aube du XXIe siècle, le clergé syrien ne se réduit pas à une simple bureaucratie étatique, pas plus qu’il n’a été éclipsé par l’ascension des « nouveaux intellectuels musulmans ». Cette élite sociale dynamique s’appuie sur une vaste base populaire, reçoit un soutien financier considérable du secteur privé et a noué un partenariat certes inégal mais néanmoins ambigu avec le régime.

Le parti Baas comptait prendre le pouvoir par des moyens légaux. La junte militaire prend le pouvoir en 1963, et porte le parti Baas au pouvoir en Syrie. Le nouveau gouvernement réalise rapidement et à grande échelle les nationalisations. Dans ces circonstances le parti Baas syrien se sépare en deux factions : la faction  progressiste , menée par Noureddine al-Atassi, qui accorde la priorité à la réforme économique néo-marxiste, et le groupe  nationaliste , mené par le général Hafez el-Assad. En Irak, la première tentative de prise de pouvoir par le parti Baas remonte à 1963, mais c’est effectivement en 1968 que le parti se saisit du pouvoir par un coup d’État.

Les partis Baas syrien et irakien actuels diffèrent largement et s’opposent partiellement, bien qu’ils se soient séparés longtemps après leur création. Ils partagent un trait commun en cela que sous Saddam Hussein le parti irakien s’est également éloigné des principes du baassisme. En Irak, le parti Baas est demeuré un groupe civil et a manqué d’un appui fort chez les militaires. Le parti a eu peu d’impact, et le mouvement s’est séparé en plusieurs factions après 1958, puis en 1966. Il a aussi manqué d’un appui populaire. Mais, par la construction d’un appareil fort, le parti a réussi à prendre le pouvoir. Le baassisme est arrivé au pouvoir la première fois lors du coup d’État de février 1963, quand Abdel Salam Aref est devenu le président.

Les interventions du parti ba’assiste syrien et l’opposition entre les modérés et les extrémistes, aboutit à un nouveau coup d’État en novembre 1963, permettant de discréditer les extrémistes. En juillet 1968, un coup d’État permit au général baassiste Ahmad Hassan al-Bakr de prendre le pouvoir. Les conflits internes au parti continuèrent, et le gouvernement fit périodiquement des purges parmi les dissidents. Saddam Hussein succéda à Al-Bakr en 1979 et dirigea l’Irak jusqu’en 2003. La cellule ou le cercle de parti est composé de trois à sept membres, c’est l’unité de base de l’organisation du parti Baas irakien. Les cellules fonctionnent au niveau du quartier ou du village, où les membres se réunissent pour discuter et exécuter les directives venant du parti. Comme les cellules sont peu en contact entre elles, c’est la hiérarchie du parti qui impose la fidélité des cellules au parti.

Une division du parti comporte deux à sept cellules, commandées par un commandant de division. De telles cellules baassistes étaient présentes dans tous les services publics et l’armée, où elles ont fonctionné comme chien de garde du parti, une forme efficace de surveillance secrète au sein de l’administration publique. Une section de parti comporte deux à cinq divisions, d’un grand quartier d’une ville, ou d’une zone rurale. Le congrès de parti réunit toutes les branches, élit la direction régionale comme noyau du mécanisme de prise de décision. La direction nationale du parti Baas se trouve au niveau supérieur à la direction régionale.

Elle forme le plus haut organe définissant la politique et coordonnant le mouvement Baas dans l’ensemble du monde arabe. En juin 2003, par décret de l’administrateur américain Paul Bremer, l’organisation est officiellement dissoute et le Parti Baas interdit. Un autre décret interdit certains postes dans l’administration ou l’enseignement aux anciens membres du parti. Le parti Baas irakien avait établi des branches dans divers pays arabes, comme le Liban et la Jordanie. Après la chute du gouvernement de Saddam Hussein, beaucoup de branches se sont distancées du parti central, par exemple celles du Yémen et du Soudan. Irak pendant les années de Saddam Hussein. En Algérie, une tentative de création d’un parti Baas a été réprimée par le président Houari Boumédiène dans les années 1970.