Désarmés: Cantique PDF

Belle du Seigneur est un roman de l’écrivain suisse francophone Albert Cohen publié en 1968. Seconde Guerre mondiale, a longuement été repris, corrigé, augmenté. Le roman a été finalement publié par les éditions Gallimard en 1968 à contre-courant des œuvres de l’époque. L’édition désarmés: Cantique PDF référence choisie pour cet article est l’édition Folio de 2007.


Sous la forme d’un cantique, Désarmés conte l’amour entre une femme et un homme, sur fond de guerre. Cela pourrait être de nulle part et de toute terre disputée.

L’écriture est tout simplement sublime, d’une poésie difficilement quantifiable. C’est un texte doux, dans lequel ne perce aucune révolte, et pourtant… C’est un véritable réquisitoire contre la guerre, qui aurait pu empêcher ces deux êtres de s’aimer. Pas de violence de la part des personnages. Seulement de la tristesse, profonde et douloureuse, de voir leurs frères s’entre-déchirer, et leur bonheur presque palpable d’être ensemble.

Désarmés a reçu le Prix Collidram 2009 de littérature dramatique des collégiens.

Sébastien Joanniez écrit du théâtre, des romans, de la poésie, pour les adultes et les jeunes. Ses textes sont publiés, traduits et joués.

Notons que l’absence de ponctuation et la présence de fautes d’orthographe dans certaines citations correspondent à la volonté de l’auteur. Le récit commence en Suisse, à Genève au milieu des années 1930. Solal s’introduit chez Ariane Deume, une belle jeune femme qui l’a ébloui lors d’une soirée, et lit son journal intime. Déguisé en vieillard juif, il se déclare avec lyrisme et passion. Mais Ariane, effrayée de l’intrusion de ce vieillard hideux, le repousse.

La deuxième partie se déroule entre le 29 mai et le 8 juin 1935. Elle présente d’abord les Valeureux, cousins orientaux de Solal, qui arrivent à Genève. Le soir de son départ, Adrien est invité à dîner avec Ariane par Solal à l’hôtel où ce dernier habite à l’année. Dans son ivresse, Solal annonce à Deume vouloir séduire une  Himalayenne .

Deume ne se doutant pas qu’il s’agit de sa femme, s’éclipse discrètement lorsque celle-ci, après avoir dans un premier temps refusé le dîner, se rend finalement au Ritz afin de ne pas entraver par ses refus de mondanité la carrière de son mari. La troisième partie couvre la période entre juin et le début d’août 1935. La troisième partie finit par une réflexion nostalgique sur l’écoulement du temps, et sur les regrets que laissent transparaître la vieillesse et l’approche de la mort. 21 heures, il doit rejoindre sa belle.