Dampierre, tome 6 : Le captif PDF

Occident et rayonne alors grâce dampierre, tome 6 : Le captif PDF son importante bibliothèque et son scriptorium. L’évêque du Mans, du vivant de saint Benoît, envoie des religieux de son diocèse au mont Cassin pour se renseigner sur la règle de saint Benoît.


Julien Dampierre est prisonnier de l’armée de la République. On le retrouve à Nantes le 21 décembre 1793. Par contre Ariane a pu conserver sa liberté et est prête à tout pour délivrer son compagnon. Dans cet épisode, elle occupe une place de premier plan et influe sur le cours des événements. La voici donc tentant d’amadouer le cruel Carrier qui doit exécuter Dampierre. Usant de ses charmes elle se jette donc dans la gueule du loup… Parallèlement à ces événements, l’histoire de la Vendée rebelle se poursuit avec les massacres de Nantes tristement célèbres à cause des noyades organisées par l’armée. Le cycle vendéen de Dampierre n’est pas terminé et laisse présager bien des surprises.

Mans Innocentus, saint Innocent, et le refus de son successeur de recevoir saint Maur, il reste à Orléans, puis se dirige vers Angers, où avec l’aide du comte Florus, il crée l’abbaye de Glanfeuil. En 887, une portion des reliques de saint Benoît sont données au monastère de Perrecy-les-Forges dépendant de l’abbaye de Fleury-Saint-Benoît. Ce monastère est un des premiers en Gaule celtique à vivre selon la règle de saint Benoît. Il occupe sous Charlemagne de hautes fonctions et veut que l’instruction soit donnée à tous ceux qui tiendront une charge. Les moines de Saint-Benoît acceptent d’enseigner aux jeunes nobles.

Francs Louis le Pieux visite le monastère, confirme les privilèges dont celui de faire circuler quatre bateaux sur la Loire, exempte l’abbaye de toute juridiction religieuse et civile et le prieuré de La Réole lui est restitué. En 845, le roi Charles le Chauve visite l’abbaye. Le roi Carloman II visite le monastère qui est en ruine, les bâtiments conventuels ne sont plus habitables, l’église est dévastée, le tombeau de saint Benoît est vide car les reliques par mesure de sécurité sont à Orléans. Le roi donne l’ordre de réparer les bâtiments et de reconstruire l’église. Vers 897, les Normands qui parcourent toujours la Loire avec leurs barques reviennent à Saint-Benoît et pillent le monastère mais les moines sont repartis avec le corps de saint Benoît. Le nouveau roi Raoul de Bourgogne élu en 922 connaît l’abbé Odon de Cluny et lui donne la charge de restaurer le monastère des bords de Loire. L’abbaye rayonne alors grâce à son importante bibliothèque et son scriptorium, qui a produit des œuvres comme le Livre de Jeux de Fleury.

Chalcédoine de 451, l’évêque a tout pouvoir sur les abbayes de son diocèse, contrôle l’élection des abbés et peut intervenir si nécessaire. En 1004, le roi Robert le Pieux fait désigner le fils naturel d’Hugues Capet, Gauzlin élevé à l’abbaye comme son abbé. Les dons affluent du comte de Gascogne, de la famille ducale normande et de plusieurs seigneurs d’Espagne. Les bâtiments subissent un incendie en 1026. L’édifice actuel est reconstruit sous l’impulsion de Gauzlin, alors abbé de Saint-Benoît, à partir de 1027. Les travaux commencent par la tour-porche, dont la construction a commencé quelques années auparavant et qui semble avoir échappé au feu.

Une soixantaine de moines vivent au monastère, 70 dans les grands prieurés conventuels de La Réole, Perricy-les-Forges et Saint-Benoît-du-Sault et 40 dans les petits prieurés. Les institutions humaines quand elles sont créées pour répondre à un besoin social grandissent pour le bien commun, puis languissent et meurent lorsque leur rôle utile est terminé. Pour ces raisons, à la fin du Moyen Âge, l’abbaye de Saint-Benoît, comme ces semblables subit un fléchissement. Le nombre de ses biens et leur dissémination entraîne des différends avec les laïcs et des soucis matériels. En 1372, l’état du monastère est lamentable faute d’argent pour le restaurer et on a un grand mal à se faire restituer les biens usurpés pendant la période de troubles. En 1415, il n’y a plus que vingt-quatre religieux.

En 1429, Jeanne d’Arc et Charles VII passent par Saint-Benoît-sur-Loire sur la route qui relie le château de Sully-sur-Loire et celui de Châteauneuf-sur-Loire qui sont restés aux mains françaises. Désormais, les abbés seront des grands seigneurs, favoris royaux, peu présents et soucieux d’encaisser de gros bénéfices. La vie des moines devient plus séculière que religieuse, Le pouvoir effectif et l’influence à la fois spirituelle et temporelle sur leurs destins passe aux mains des prieurs. Les deux premiers abbés commendataires sont élus par les religieux. En 1515, le concordat entre François Ier et le pape Léon X accorde au roi les évêques et les abbés. Pendant les trois abbatiats suivants, c’est le dépérissement total de la discipline monastique à cause de son isolement.

Quelques abbayes s’agrègent en une Congrégation gallicane des Exempts. Charles IX restaure le monastère et l’église détruite par un incendie mais les troubles qui secouent l’Orléanais entraînent des défections nombreuses. En 1618, la Congrégation de Saint-Maur est fondée, approuvée par Louis XIII et le pape Grégoire XV en 1621. Le cardinal de Richelieu, abbé de Saint-Benoît-sur-Loire de 1621 à 1642, introduit la Réforme de Saint-Maur dans l’abbaye.