Diagnostics infirmiers : Interventions et justifications PDF

La douleur est un signal d’alarme de l’organisme incitant celui-ci à résoudre le problème, ici symbolisé diagnostics infirmiers : Interventions et justifications PDF le cas d’une douleur à la jambe. Cette sensation, de désagréable à insupportable, n’est pas nécessairement exprimée.


Entièrement mis à jour, ce guide pratique inclut les diagnostics infirmiers acceptés par NANDA-I dans son édition de 2012-2014. Il renferme des outils indispensables à l’enseignement des soins infirmiers et à la prise de décision clinique de l’infirmière. Pour plus de flexibilité, la liste des diagnostics infirmiers est présentée dans l’ordre alphabétique au début de l’ouvrage, puis par modes fonctionnels de santé de Gordon à la toute fin. Pour chaque diagnostic infirmier on trouvera, dans l’ordre : la définition ; les facteurs favorisants ou les facteurs de risque ; les caractéristiques qui orientent le processus diagnostique de l’infirmière ; les résultats escomptés et les critères d’évaluation ; les interventions et leurs justifications ; l’information à consigner ; des exemples tirés de la Classification des résultats de soins infirmiers (CRSI [NOC]) et de la Classification des interventions de soins infirmiers (CISI [NIC]). Dans la présente édition, les auteurs se sont efforcés de classer les caractéristiques par ordre d’importance, de manière à faciliter le jugement clinique. Les interventions sont encore groupées suivant des priorités de soins, mais les justifications sont plus nombreuses et plus étoffées. Des exemples d’énoncés diagnostiques associés à plus de 460 situations se rapportant à des problèmes médicaux, à des interventions chirurgicales, à des épreuves diagnostiques et à des évènements de la vie, dans différents domaines de spécialisation, font l’objet d’un chapitre distinct. Enfin, le manuel contient un modèle d’instrument de collecte des données structuré à partir des modes fonctionnels de santé de Gordon et des exemples d’application. Toutes ces informations constituent une base de connaissances qui pourra faciliter l’enseignement et l’application de la démarche de soins et la rédaction du plan de soins infirmier, et contribuer à l’amélioration de la qualité des soins donnés à la personne et à ses proches dans différents contextes.

Les traitements de la douleur sont multiples, les études sur le sujet pour une meilleure compréhension se poursuivent, en particulier pour la reconnaître quand elle n’est pas exprimée. Règne animal reste un sujet de recherche. Article détaillé : Histoire de la notion de douleur. La douleur apparait ainsi comme une expérience subjective. En étudiant comparativement deux groupes de blessés, militaires et civils, qui présentaient des lésions identiques en apparence, il a observé que les militaires réclamaient moins d’analgésiques. Ces voies nociceptives transmettent l’information du stimulus nociceptif grâce à des mécanismes électrobiochimiques faisant intervenir de nombreuses molécules, dont des acides aminés. La vulnérabilité à la douleur ou la sensibilité à l’ effet placebo  dépendent en partie de facteurs génétiques qui contrôlent le système dopaminergique du cerveau, lequel est en cause dans l’anticipation de la douleur et de la confiance en la guérison.

La douleur compte trois grands mécanismes de genèse : la douleur de nociception, la douleur neurogène et la douleur psychogène. La douleur nociceptive est générée par un récepteur spécifique, un nocicepteur, dont le rôle est de signaler les atteintes à l’intégrité de l’organisme. La douleur psychogène est générée par le psychisme, mais n’est pas imaginaire, elle est réellement ressentie par l’individu mais existe en l’absence de lésion. Les mécanismes physiologiques de ces douleurs ne sont pas clairement définis mais l’utilisation d’antalgique semble inefficace. Article détaillé : Évolution de la souffrance. Les états de douleur sont le résultat de la sélection naturelle.

La souffrance peut être un trait adaptatif et améliorer la capacité de survie d’un individu. L’évaluation et le diagnostic de la douleur étant complexe, l’IASP précise que  L’incapacité à communiquer verbalement n’infirme pas la possibilité que l’individu éprouve de la douleur et nécessite un traitement approprié pour soulager la douleur. Divers organismes définissent le cadre sémantique, répertorient les connaissances physiologiques, et livrent des recommandations de traitement souvent liées aux différentes classes d’âges. Cependant, malgré l’émergence de moyens techniques, le diagnostic reste malaisé car il existe une tendance naturelle à se protéger de la perception de la douleur d’autrui, c’est entre autres la raison de la mise en place d’échelles d’évaluation de la douleur. La dilatation de la pupille semble corrélée avec la survenue de la douleur, des moyens de mesure sont en cours de test. En 2014, un moyen technique pour  mesurer  la douleur relativement à la dilatation réflexe de la pupille est en cours d’évaluation. Ce relatif refus de voir la douleur de l’autre n’est ni propre au milieu médical ni universel comme le montre une étude issue du plan douleur 2006 qui distingue deux types d’attitudes réparties aussi bien chez les soignants que chez les parents : les  réservés  et les  sensibilisés , chacun reprochant respectivement à l’autre groupe le trop ou le trop peu de prise en charge, par  sensiblerie  ou par  déni .

Article détaillé : Échelles d’évaluation de la douleur. La perception de la douleur, de son intensité, est subjective. L’évaluation pour l’autre est donc complexe, c’est pourquoi on s’appuie de préférence sur le témoignage grâce à un support d’auto-évaluation et des échelles d’évaluation de la douleur spécifiques quand c’est impossible ou insuffisant. L’auto-évaluation consiste à demander directement à la personne souffrante le niveau de sa douleur. L’auto-évaluation n’est pas qu’une évaluation de la douleur, c’est également une manière de communiquer avec l’équipe médicale. Il existe aussi des échelles d’évaluation spécifiques fondées sur l’observation du comportement du patient. Contrairement aux échelles d’auto-évaluation elles ne nécessitent pas la participation du patient et sont de ce fait recommandées dans l’évaluation de la douleur chez les personnes chez qui l’auto-évaluation pose problèmes pour différentes raisons.