Etudes Sur L’Histoire D’Haiti Suivies de La Vie Du General J.M. Borgella, Volume 5… PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Au cours de l’histoire, ce supplice a revêtu différentes formes. Dans l’Antiquité, on attachait les condamnés aux rayons d’une roue pour les torturer etudes Sur L’Histoire D’Haiti Suivies de La Vie Du General J.M. Borgella, Volume 5… PDF les faire tourner parfois jusqu’à la mort. Les hagiographies légendaires des martyrs chrétiens des premiers siècles font état de roues de fer garnies de pointes destinées à déchirer les chairs, dont l’histoire ne semble cependant pas avoir gardé de traces.


Au milieu du Moyen Âge, apparaît un nouveau mode d’exécution au cours duquel le condamné à mort, après avoir eu les membres et la poitrine brisés en étant écartelé sur le sol ou sur une croix en bois, reste exposé sur une roue jusqu’à ce que mort s’ensuive. Selon la résistance du patient, l’agonie sur la roue pouvait durer de quelques instants à plusieurs jours. Pour des raisons de décence, la peine de la roue n’était pas appliquée aux femmes : celles-ci étaient condamnées au bûcher, à la pendaison ou à la décapitation, en fonction de leur crime ou de leur qualité. La roue, utilisée comme instrument de torture dans la Grèce antique, figure dans la comédie d’Aristophane Ploutos, écrite en 388 av.

Aristophane parle également de la roue dans la comédie La Paix : au vers 453, Trygée dit  qu’il soit étendu sur la roue et lacéré de coups de fouet. Athéniens pour rompre les membres des condamnés, mais pour les fouetter. Le récit est légendaire, mais il démontre que ce mode d’exécution était connu et pratiqué à cette époque. Il est rapporté qu’Appolinaris, sénateur de Rome, ayant été accusé d’être chrétien du temps de l’empereur Commode, son accusateur qui était esclave, fut condamné par le jugement de Perennis, préfet du Prétoire, à avoir les os brisés.

Les récits hagiographiques relatant les persécutions des chrétiens au cours des premiers siècles du christianisme font état de roues sophistiquées utilisée pour le martyre de plusieurs saints. L’invraisemblance des détails fournis exclut tout lien avec une réalité historique. Alors un officier de l’empereur lui conseilla de faire faire quatre roues garnies de lames de fer et de clous très aigus, afin de la mettre en pièces, qu’un supplice aussi cruel effrayât les autres chrétiens. Et l’on disposa les roues de façon que deux tournaient dans un sens et deux dans un autre, afin que les unes déchirassent ce que les autres auraient épargné. Et un ange brisa cette machine, et la fit éclater avec tant de force, que ses débris tuèrent quatre mille gentils. Un autre saint martyrisé à la même période est Georges de Lydda.

Jugement condamnant Louis Mandrin au supplice de la roue. Le 6 octobre 1791, l’Assemblée nationale votera le code pénal qui dispose, dans ses articles 2 et 3 de son titre premier, que  La peine de mort consistera dans la simple privation de la vie, sans qu’il puisse jamais être exercé aucune torture envers les condamnés. On dresse un échafaud sur le milieu duquel est attaché à plat une croix de Saint-André faite avec deux solives en forme oblique assemblées au milieu où elles se croisent, sur lesquelles il y a des entailles qui répondent au milieu des cuisses, des jambes, du haut et du bas des bras. Après l’exécution faite, le corps du criminel est porté sur une petite roue de carrosse dont on a scié le moyeu en dehors et qui est placée horizontalement sur un pivot. Les cheveux hérissés par la douleur, distillent une sueur sanglante. Au nord et à l’est de l’Europe En Europe de l’Est, le déroulement du supplice était identique, toutefois ce n’était pas une barre de fer qui était utilisée pour rompre les membres mais la roue elle-même.