L’appétit du futur : Voyage au coeur de la prospective PDF

Proverbe du Jour : «C’est une erreur de croire nécessairement faux ce qu’on ne comprend pas. Dans leur lettre pastorale, les premiers responsables de l’église catholique du Burkina interpellent l’ensemble des citoyens sur le malaise l’appétit du futur : Voyage au coeur de la prospective PDF perceptible dans l’agitation que suscite la mise en place du sénat.


Le tsunami, les attentats de New York, Madrid et Londres, le tremblement de terre dans le Cachemire pakistanais, ces événements traumatisants de notre début de siècle ont démontré la nécessité d’imaginer le futur pour mieux l’anticiper, et ont renouvelé dans l’opinion une grande curiosité de l’avenir. Dans cet essai pratique, Jacques de Courson démontre que, sur la base de quelques principes simples, la pensée du futur (ou prospective) est accessible. Il met à la disposition de chacun les outils lui permettant d’explorer lui-même, à tâtons mais avec méthode, son propre avenir, celui d’un territoire ou d’une organisation humaine qui le concerne. Des cas pratiques qu’il a étudiés et des nombreuses heures de cours qu’il a données en France et à l’étranger, l’auteur tire une certitude : la prospective est un remède au déterminisme de notre temps.

Lettre pastorale des évêques du aux fils et filles de l’Eglise famille de Dieu qui et au Burkina Faso et aux hommes et femmes de bonne volonté. Famille de Dieu qui est au Burkina Faso ! Du 11 au 14 juin, selon le calendrier annuel, la Conférence Épiscopale Burkina-Niger a tenu à Ouagadougou son Assemblée plénière ordinaire. 2- En effet, notre pays traverse depuis déjà quelques années une crise de société et connait des changements sociaux importants. Nous en avions déjà parlé dans le message que nous vous avions adressé lors de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance de notre pays. Ce changement est perceptible au triple plan de la démographie, de la structuration sociale et des valeurs de référence. 3- Au plan démographique, le changement s’affiche à travers une population de plus en plus jeune.

Cette jeunesse, non seulement se sent de moins en moins dépendante des anciens, mais est surtout insatisfaite et perdue à cause de l’absence de modèle social. 5- En ce qui concerne les valeurs, l’analyse est celle d’une société dans laquelle l’appétit est orienté moins vers le savoir, que vers l’argent, devenu une valeur de référence au-dessus de la famille, de la nation, de la république et de Dieu. 6- A côté de cette déliquescence des valeurs morales et éthiques qui touche toutes les couches de la société, il y a lieu de souligner le paradoxe de la religiosité dont est saisie la société burkinabè. Un paradoxe dans la mesure où la montée en puissance de la pratique religieuse ne s’accompagne pas d’une exigence à conformer les comportements sociaux aux préceptes et commandements religieux. 7- Dans quelle mesure ces importants changements sociaux sont-ils pris en compte ? A l’analyse, il s’avère que le diagnostic est celui d’une gouvernance de plus en plus déconnectée de la réalité et de l’éthique sociale. C’est le terreau de l’indiscipline, et de l’incivisme.

De nos jours, les ressorts de la démocratie sociale sont fragilisés, désamorcés voire inexistants. Pendant que la base de la pauvreté s’élargit, le pouvoir financier est entre les mains d’un petit groupe. On assiste ainsi à une dégradation de la solidarité et du sens du bien commun au profit d’un individualisme prédateur. Cela étonne parce qu’on a oublié le facteur social, sa relative primauté sur, ou, en tout cas, forte liaison avec le facteur purement économique ». Il s’ensuit un changement de mentalité et d’attitude des populations dans l’appréhension de la réalité sociale.

La plupart des individus n’acceptent plus la pauvreté. 12- Dans un tel contexte de pauvreté de masse, on constate une montée de la violence qui s’exprime parfois sous forme d’incivisme et qui est la traduction d’un mécontentement profond. En effet, face à un avenir qui apparaît bouché, sans perspective de solution, une aigreur, voire une haine sourde, monte dans les cœurs et dans les esprits de la jeunesse. Cette question interpelle plus d’un citoyen. Quelle valeur ajoutée un tel Sénat va-t-il apporter, réellement, à notre pays et à ses pratiques démocratiques ? Ils constituent autant de maladies qui menacent sa vie, sa survie et ses performances. Les sociétés démocratiques, comme toutes les sociétés humaines, ont besoin d’une rédemption divine, de prières et de grâces, pour une transformation radicale et une guérison des âmes perturbées par le mal.

18- Ainsi, devant des propositions économiques ou politique jugées bonnes par les gouvernants et par une partie de l’opinion, il y a parfois lieu de s’interroger pour savoir : « C’est pour le bien de qui ? Quelles sont les conséquences de telle ou telle décision ? 19- Dans tout processus démocratique, la société, à travers l’action de ses gouvernants, doit s’attacher tout particulièrement à satisfaire les besoins économiques fondamentaux des couches défavorisées, assurant ainsi leur pleine intégration au processus de la démocratie. 20- Sur la question qui divise l’opinion burkinabè, vos évêques tiennent à réaffirmer ici que l’Eglise catholique n’a pas à faire obstacle aux choix institutionnels et à l’adoption du Sénat. AN du 22 janvier 2002 supprimant la Chambre des Représentants et dans lequel il était écrit :.

Après dix ans de fonctionnement régulier de nos institutions, notre processus démocratique a aujourd’hui atteint sa vitesse de croisière et l’assemblée nationale fait preuve d’une efficacité progressive incontestable. En outre, l’institution de la fonction publique parlementaire a permis aux députés de disposer d’un encadrement suffisant pour les aider à émettre des avis conséquents à l’occasion du travail législatif. Il importe également de noter que le Gouvernement, pour plus d’efficacité dans le travail législatif, s’est doté d’une commission technique de vérification des avant-projets de loi avec pour mission de procéder à un toilettage systématique et conséquent des textes des avant-projets de loi avant leur soumission au Conseil des Ministres puis éventuellement à l’Assemblée nationale. Enfin, l’expérience des parlements bicaméraux révèle une lourdeur administrative source de lenteur, en sus des coûts de fonctionnement très élevés pour les fragiles économies de nos Etats.