L’ Art Du Dentiste PDF

Dental surgery aboard USS Eisenhower, January 1990. Un chirurgien-dentiste et son assistant réalisant une intervention chirurgicale en bouche. Un dentiste médiéval portant un collier sertis l’ Art Du Dentiste PDF dents. Fermier chez le dentiste, Johann Liss, 1616-17.


Il est souvent nommé  dentiste  par convenance. Suivant la nature de l’intervention, le chirurgien-dentiste libéral peut être appelé à pratiquer en milieu hospitalier dans un service d’odontologie, de chirurgie maxillo-faciale ou en bloc opératoire. Cette unité syntaxique est constituée d’un noyau :  dentiste , et d’un terme satellite :  chirurgien . Chirurgien  : nom commun composé de chirurgie et du suffixe -ien, apparu dans la littérature française en 1175.

Ce terme apparaît en 1171 au sein de la littérature française. Ce terme fait son apparition avec le syntagme  chirurgien-dentiste  en 1728. Dent  : du latin dentem, accusatif de dens. 1728, le titre professionnel de  chirurgien-dentiste . Il correspond à l’appellation officielle du praticien de l’art dentaire en France, au regard de l’article L. Le chirurgien-dentiste est fréquemment nommé  dentiste  par convenance. Ce terme courant, issu du syntagme  chirurgien-dentiste , est présent dans la littérature française depuis 1735.

Voir : Histoire de la médecine dentaire. L’art dentaire, lié à ce vaste domaine, relève alors de l’artisanat. Les barbiers-chirurgiens ne peuvent plus pratiquer l’art dentaire et notamment les extractions dentaires. Cette pratique est alors réservée aux seuls maîtres chirurgiens-jurés.

La Révolution Française de 1789 et la proclamation de la Première République en 1792 vont profondément ébranler les bases du système de santé monarchique. Leur pratique de la médecine et de la chirurgie est limitée à l’échelle du département où ils ont été reçus. Les maîtres experts pour les dents, vestiges de l’Ancien Régime et oubliés par la loi Ventôse, poursuivent malgré tout leur activité professionnelle. Elle milite pour l’intégration de l’art dentaire à la médecine. Dorénavant,  Nul ne peut exercer la profession de dentiste, s’il n’est muni d’un diplôme de docteur en médecine ou de chirurgien-dentiste. Le diplôme de chirurgien-dentiste sera délivré à la suite d’examens subis devant un établissement d’enseignement supérieur médical de l’État. Les dentistes seront soumis à toutes les obligations imposées par la loi aux docteurs en médecine.

Un règlement, délibéré en Conseil supérieur de l’instruction publique, déterminera les conditions dans lesquelles un dentiste, qui bénéficie des dispositions transitoires, pourra obtenir le diplôme de chirurgien-dentiste. Ce diplôme est un compromis entre les revendications de la Société syndicale odontologique et du Cercle des dentistes de Paris. Pour suivre cette nouvelle formation de chirurgien-dentiste, les étudiants n’ont pas l’obligation d’être titulaires du brevet des collèges ou du baccalauréat. La profession dépend à cette époque exclusivement de l’Ordre des médecins. Les études de chirurgie dentaire font par la suite l’objet de nouvelles réformes par la loi du 24 mars 1949. Le diplôme d’État de chirurgien-dentiste daté de 1892 est de ce fait supprimé.

Les UER de chirurgie dentaire deviennent ainsi des UFR. Les études durent alors cinq ans, dont une année de médecine s’achevant par un concours sélectif conditionnant la poursuite des études de chirurgie dentaire. En cinquième année les étudiants soutiennent une thèse d’exercice selon des modalités identiques aux thèses d’exercice de médecine, de pharmacie et vétérinaire. Le CECSMO et DESCB sont par la suite intégrés au nouvel internat non qualifiant de chirurgie dentaire en 1992.