L’Autel de Pergame : Images et pouvoir en Grèce d’Asie PDF

Jump to navigation Jump to search « Gigantes » redirects here. The vanquished Giants were said to be buried under volcanoes and to be the cause of volcanic eruptions l’Autel de Pergame : Images et pouvoir en Grèce d’Asie PDF earthquakes. There are three brief references to the Gigantes in Homer’s Odyssey, though it’s not entirely clear that Homer and Hesiod understood the term to mean the same thing.


L’art grec de l’époque hellénistique, entre la mort d’Alexandre et la bataille d’Actium, nous a légué peu de monuments aussi bien conservés que le Grand Autel de Pergame, découvert dans les fouilles allemandes de ce site proche de la côte égéenne de la Turquie actuelle, dans une des régions les plus riches du monde grec antique. Cet édifice monumental, qui a été en partie reconstruit au musée de Berlin, est orné d’une frise qui déroule sur plus de 110 mètres de long le combat des dieux contre les géants ; une volée de marches permet d’accéder à la terrasse supérieure, qui abritait l’autel proprement dit entouré d’une colonnade sous laquelle on pouvait voir une petite frise qui narrait l’histoire du fondateur légendaire de Pergame, le héros Télèphe. L’ouvrage aborde l’histoire de l’exploration archéologique de l’Asie Mineure en rappelant les circonstances de la découverte du site par Carl Humann : celui-ci visite Pergame après un certain nombre de voyageurs qui ont relaté leur visite de l’acropole et de ses ruines, notamment l’architecte français Huyot dont sont ici publiés quelques passages de sa description. La fouille conduite par les musées de Berlin avait pour but d’enrichir les collections de la nouvelle capitale de l’empire prussien. La révélation de tout un pan méconnu de l’art grec a dès le début suscité l’enthousiasme, de Tourguéniev par exemple, mais a aussi conduit à quelques méprises sur l’esthétique souvent qualifiée de baroque de la grande frise. L’étude de la bataille des dieux contre les géants prend en compte les résultats des dernières recherches et permet aussi d’avancer des éléments nouveaux d’interprétation grâce à l’identification de certaines divinités. Les dieux des Grecs étaient ici représentés en lutte contre les géants révoltés. Ce combat mythique qui se déploie autour du monument a sans doute été conçu par un érudit du IIe siècle av. J.-C., Cratès de Mallos, qui vécut à la cour des rois de Pergame. Lexamen des restes de la petite frise, moins bien conservée, conduit aussi à proposer une nouvelle reconstitution de la geste du héros fondateur de Pergame. L’étude des sources qui subsistent sur le Grand Autel, auquel (Apocalypse de saint Jean fait sans doute allusion, donne des indices intéressants qui permettent de préciser sa fonction : le monument était consacré au culte des douze dieux et du roi Eumène II après son apothéose. On peut ainsi préciser la date de la consécration, sous son successeur, son frère Affale II (règne de 158 à 138 av. J.-C.). L’iconographie a été conçue pour donner au Grand Autel un rôle central dans la capitale du royaume : les divinités principales de Pergame se retrouvent sur la grande frise et leurs images sont mises en correspondance avec leurs sanctuaires ; leur victoire rappelle toutes celles qui ont été remportées sur les ennemis du royaume, des Macédoniens aux Galates qui avaient envahi l’Asie Mineure. Une conception originale de l’image s’impose ainsi à nous : au service de la politique royale, mais aussi de la grandeur de la polis, de la cité, elle mobilise tous les prestiges de la fable pour faire passer un message à la gloire du roi.

5th century BC lyric poet Bacchylides calls the Giants « sons of the Earth ». Though distinct in early traditions, Hellenistic and later writers often confused or conflated the Giants and their Gigantomachy, with an earlier set of offspring of Gaia and Uranus, the Titans and their war with the Olympian gods, the Titanomachy. Other early sources characterize the Giants by their excesses. Pindar describes the excessive violence of the Giant Porphyrion as having provoked « beyond all measure ».

Homer’s comparison of the Giants to the Laestrygonians is suggestive of similarities between the two races. Over time, descriptions of the Giants make them less human, more monstrous and more « gigantic ». According to Apollodorus the Giants had great size and strength, a frightening appearance, with long hair and beards and scaly feet. The most important divine struggle in Greek mythology was the Gigantomachy, the battle fought between the Giants and the Olympian gods for supremacy of the cosmos.

It is primarily for this battle that the Giants are known, and its importance to Greek culture is attested by the frequent depiction of the Gigantomachy in Greek art. The references to the Gigantomachy in archaic sources are sparse. Neither Homer nor Hesiod mention anything about the Giants battling the gods. There are indications that there might have been a lost epic poem, a Gigantomachia, which gave an account of the war: Hesiod’s Theogony says that the Muses sing of the Giants, and the sixth century BC poet Xenophanes mentions the Gigantomachy as a subject to be avoided at table. The late sixth early fifth century BC lyric poet Pindar provides some of the earliest details of the battle between the Giants and the Olympians. He locates it « on the plain of Phlegra » and has Teiresias foretell Heracles killing Giants « beneath rushing arrows ».

None of the early sources give any reasons for the war. There was a prophecy that the Giants could not be killed by the gods alone, but they could be killed with the help of a mortal. According to Apollodorus, Alcyoneus and Porphyrion were the two strongest Giants. Heracles shot Alcyoneus, who fell to the ground but then revived, for Alcyoneus was immortal within his native land. Other Giants and their fates are mentioned by Apollodorus. Ephialtes was blinded by an arrow from Apollo in his left eye, and another arrow from Heracles in his right. The Latin poet Ovid gives a brief account of the Gigantomachy in his poem Metamorphoses.