La contagion sacrée : Ou Histoire naturelle de la superstition PDF

Château de Heeze, Kasteel Heeze te Heeze de 1733 détenue par La contagion sacrée : Ou Histoire naturelle de la superstition PDF Adam d’Holbach. Paul Henri Thiry Holbach a hérité du château en 1750.


 » Tout système religieux fondé sur un dieu si jaloux de ses droits qu’il s’offense des actions et des pensées des hommes, un dieu vindicatif qui veut qu’on défende sa cause, une telle religion, dis-je, doit rendre ses sectateurs inquiets, turbulents, inhumains, méchants par principes et implacables par devoir. Elle doit porter le trouble sur la Terre, toujours remplie de spéculateurs dont les idées sur la divinité ne s’accorderont jamais, elle doit appeler les peuples au combat toutes les fois qu’on leur dira que l’intérêt du Ciel l’exige. Mais Dieu ne parle jamais aux mortels que par des interprètes, et ceux-ci ne le font parler que suivant leurs propres intérêts ; et ces intérêts sont toujours très opposés à ceux de la société. Le vulgaire imbécile ne distinguera jamais son prêtre de son dieu. Dupe de sa confiance aveugle, il n’examinera point ses ordres, il marchera tête baissée contre ses ennemis, et sans s’informer jamais du sujet de la querelle (qu’il serait d’ailleurs incapable d’entendre), il égorgera sans scrupule ou s’exposera à mourir pour la défense d’une cause dont il n’est point instruit. Sa fureur se proportionnera néanmoins, à la grandeur du dieu qu’il croit intéressé dans la querelle. Et comme il sait que ce dieu est tout-puissant et que tout lui est permis, il ne mettra point de bornes à sa propre haine, à sa férocité : il les regardera comme des effets légitimes du zèle que son dieu doit exciter dans ses adorateurs. Voilà pourquoi les guerres de religion sont les plus cruelles de toutes. En un mot, toute âme en qui le fanatisme religieux n’a point éteint les sentiments de l’humanité, est brûlée d’indignation et déchirée de pitié à la vue des barbaries, des perfidies et des tourments recherchés que la fureur religieuse a fait inventer aux hommes. Ce fut communément au nom de Dieu et pour venger sa gloire que les plus grands forfaits se sont commis sur la Terre. Si je parcours la Terre en demandant à chacun de ses habitants ce qu’il pense de la bonté, de la justice, de la douceur, de la sociabilité, de l’humanité, de la bonne foi, de la sincérité, de la fidélité de ses engagements, de la reconnaissance, de la pitié filiale, etc, sa réponse ne sera point équivoque : chacun approuvera ces qualités, il les jugera nécessaires, il en parlera avec éloge. Mais si je lui demande, ce qu’enseignent les prêtres, ce que disent les lois et ses souverains, ce que ses usages demandent de lui : jamais nous ne pourrons nous entendre, jamais nous ne tomberons d’accord sur rien.  » D’Holbach (1723-1789) (La contagion sacrée).

4 de la Ludwigstrasse à Edesheim, ville du Palatinat, aujourd’hui en Rhénanie-Palatinat. Spire, Henri-Hartard de Raville et Damien de Schönborn-Buchheim. Paris en 1713 et travaillait comme courtier en valeurs mobilières. En 1744, il est s’inscrit sous le nom de Paulus Holbach Baro Palatinus à l’université de Leyde, où il étudie le droit et les sciences naturelles.

Il revient à Paris en 1748, obtient la naturalisation français et devient avocat au Parlement de Paris. Château du Grand Val, façade sur le parc. 1754, puis un autre en 1765. Parmi ses autres voyages, il y a ceux qu’il fit à plusieurs reprises pour aller en Angleterre et à Contrexéville dans les Vosges. Paul Henri Thiry d’Holbach a assisté aux cours de chimie et de démonstrations de Guillaume-François Rouelle de Jardin du Roi. Soit dit en passant, il en fut de même de Denis Diderot. Jean-Baptiste Mirabaud, secrétaire perpétuel de l’Académie, abbé Bernier, Boulanger, etc.

D’Holbach employait plusieurs personnes célèbres pour la rédaction de ses ouvrages. Certains de ses ouvrages ont été revus et corrigés par Diderot, c’est le cas du Système de la nature que Diderot annotera ensuite et complétera par un dernier chapitre intitulé Abrégé du code de la nature. Ils eurent deux garçons et deux filles. L’aîné sera conseiller au Parlement, le second capitaine de dragons.

Il tenait table ouverte tous les jeudis et dimanches, ces dîners étaient très renommés, pour ses amis parmi lesquels Buffon, d’Alembert, J. D’Holbach place l’homme raisonnable au centre de tout et base sa philosophie sur la nature. Son but est de détacher la morale de tout principe religieux pour la déduire des seuls principes naturels. La publication de son Système de la nature eut un énorme retentissement : le gouvernement le défère au Parlement qui condamne le livre, le 18 août 1770, à être brûlé au pied du grand escalier du palais. La Contagion sacrée est aussi brûlée, en même temps que quatre autres de ses ouvrages.

Voltaire le critique de manière ambiguë. Dictionnaire philosophique sans contester le fatalisme. Dans la bibliographie donnée dans l’édition de 1820 du Système de la nature, cinquante ouvrages lui sont attribués, avec, en plus, une participation à l’Histoire philosophique de l’Inde par l’abbé Raynal. Les philosophes de l’Antiquité semblent encore avoir souvent à dessein enveloppé leur doctrine de nuages. La plupart d’entre eux, pour la rendre plus inaccessible au vulgaire, ont eu une double doctrine, l’une publique et l’autre particulière, qu’il est difficile de distinguer dans leurs écrits, surtout après qu’un grand nombre de siècles en a fait perdre la clef.

Essai sur l’art de ramper, à l’usage des courtisans, facétie philosophique tirée des manuscrits de feu M. 1972, Microforme Bnf, Reproduction d’un extrait de la Correspondance littéraire de Grimm et Diderot, décembre 1790, Paris : F. Généalogie de la famille Holbach sur geneanet. Jeroom Vercruysse, Holbach et les Pays-Bas.

Kim, Mi Gyung, Affinity, that elusive dream. A Genealogy of the chemical Revolution. Alain Bauer – Roger Dachez, Les rites maçonniques anglo-saxons, Paris, Presses universitaires de France, 2011, p. Matérialistes français du XVIIIe siècle: La Mettrie, Helvétius, d’Holbach, Presse Universitaire de France, 2006, p. L’attribution de ce texte à d’Holbach reste discutée. Voir en ce sens : Alain Niderst, Sur l’œuvre de Dumarsais.

Quoi qu’il en soit, ce texte a été commenté par Denis Diderot dans sa Lettre sur l’examen de l’Essai sur les préjugés. Jean-Philibert Damiron, Mémoire sur d’Holbach, 1851. Charles Avezac-Lavigne, Diderot et la société du baron d’Holbach. Michel Onfray, Contre-histoire de la philosophie : Tome 4, Les ultras des Lumières, Le Livre de Poche, coll. Rechercher les pages comportant ce texte.