La France du XIXe siècle PDF

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Même si son importance est minimisée par sa place politique et sociale, la grande majorité des Français est alors composée de paysans. Entre la fin de l’Ancien Régime et la Restauration en 1815, la paysannerie va connaître une véritable révolution, tant juridique que sociale. La paysannerie de l’ancien régime est marquée par un nombre important de pesanteurs, aussi bien dans le domaine agricole que dans le domaine social, la paysannerie est alors dominée et dépendante. La  révolution agricole  du 17e est un mythe, l’économie agricole reste étriquée, et l’agriculture n’a pas encore domestiqué la nature, d’où l’hypersensibilité de la production agricole à la météo. La Révolution va modifier l’ensemble des pesanteurs de l’ordre social qui pèsent sur la France de l’époque. Il y avait donc déjà de grandes disparités de condition, de revenu et de statut à l’intérieur de la paysannerie de l’ancien régime. 1789, se combinant avec une crise politique, il y a bien une révolution paysanne dans la révolution de 1789.

La vente des biens nationaux pendant la période révolutionnaire constitue une vaste redistribution des terres, la Révolution exalte la propriété et permet aux paysans de s’approprier la terre qu’ils possédaient si peu. La Révolution va aussi constituer un véritable éclatement du groupe paysan. Cet éclatement va se faire progressivement, mais c’est tout un ensemble de mesures révolutionnaires, le poids de la guerre et des éléments d’ordre local qui vont éclater le groupe paysan. Le régime impérial de Napoléon va constituer une véritable stabilisation pour la paysannerie française. Tout d’abord pour la première fois depuis 1789, Napoléon va instituer un régime d’ordre.

L’ordre public est rétabli, les déserteurs sont pourchassés, les bandes armées réduites, les chouans et vendéens sont écrasés par la force lorsque l’apaisement religieux n’a pas suffi. Ensuite, la conjoncture économique devient plus favorable à la paysannerie, et la hausse des prix agricoles va profiter à la paysannerie française. Mais l’Empire va aussi être une source de mécontentements pour la paysannerie. De 1815 jusqu’à la fin du Second Empire, la paysannerie française va connaître un ensemble de lentes mutations qui vont la mener à son apogée. C’est aussi l’époque où la paysannerie entre en politique, la période de la Restauration a conféré un poids politique important à la propriété foncière du fait du cens, mais celui-ci exclut presque la totalité de la paysannerie qui n’est pas assez riche pour pouvoir voter. Le Second Empire constitue une période d’apogée du monde paysan au sein de la société du fait de la prospérité économique, du nombre encore important de paysans, du soutien politique qu’il constitue pour le régime, et de son identité culturelle encore forte. Cette politisation se traduit par la diffusion dans les masses, et particulièrement dans la classe paysanne, du jeu démocratique mais aussi par le processus d’acquisitions des grands principes de la Révolution française de 1789.

Une nouvelle classe paysanne apparaît alors et se fédère implicitement, et son émancipation est rendue possible par la Révolution de 1789. Cet élan d’instauration des libertés nouvelles est freiné – voire stoppé – par un Premier Empire belliqueux et par un certain cléricalisme, puisque le Concordat de 1801 lie l’Empire au catholicisme. Le paysan doit aussi faire face à l’Empire qui tente d’exercer sur lui une domination, avec l’aide du clergé à qui il est associé depuis le Concordat. Mais le vote n’est pas unanime en France : les citoyens des villes votent en majorité  non  au plébiscite du 20 décembre 1851 confirmant le coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte. Le paradoxe ainsi soulevé est que c’est le peuple lui-même qui a amené au pouvoir celui qui va le conduire à sa perte 22 ans plus tard. 1870 s’ouvre une période difficile pour la paysannerie française, surtout au niveau économique.

La crise économique qui touche la paysannerie française à partir de 1870 est multiforme. Trois facteurs vont se conjuguer pour déboucher sur une crise économique de l’agriculture. La baisse des prix entraîne une baisse des revenus des paysans et une chute des rentes foncières, tandis que dans le même temps la crise économique touche d’autres secteurs, introduisant l’idée de cycles de croissances et de crises. Cette crise va entraîner une réaction et de profondes modifications du monde paysan. Au niveau politique cette période est marquée par l’avènement de la République. La République part à la conquête des paysans qui seuls peuvent la consolider.

Grande Guerre, l’agriculture est de plus en plus dépendante des secteurs de l’industrie et de la distribution, qui sont en pleine expansion. La civilisation agraire est en train de se fondre dans un creuset national, celui de la Patrie, et désormais la paysannerie est maîtresse de sa terre. Article détaillé : Condition paysanne en France depuis 1945. Par exemple le syndicat de la confédération paysanne. Fernand Braudel, Civilisation matérielle, économie et capitalisme XVe-XVIIIe siècle.