La grande histoire de Sainte-Anne d’Auray PDF

Sainte-Anne-la-Palud est une sainte bretonne plus ou moins mythique qui fait partie de ces saints bretons de l’Armorique primitive. Elle est souvent assimilée à sainte Anne, la mère de la Vierge Marie. La grande histoire de Sainte-Anne d’Auray PDF à un seigneur méchant et jaloux qui détestait les enfants et ne voulait pas en avoir, Anne fut maltraitée et chassée une nuit par son époux, au moment où celui-ci s’aperçut de sa maternité prochaine.


Le 25 juillet 1624, Yves Nicolazic, humble laboureur du village de Keranna, en la paroisse de Pluneret, est le témoin d’une apparition qui lui tient les propos suivants :  » Yves Nicolazic, ne craignez rien : je suis Anne, mère de Marie. Dites à votre recteur que dans la pièce de terre, appelée le Bocenno, il y a eu autrefois une chapelle dédiée en mon nom… Il y a 924 ans et 6 mois qu’elle est ruinée. Je désire qu’elle soit rebâtie au plus tôt, et que vous en preniez soin, parce que Dieu veut que j’y sois honorée.  » En dépit de l’hostilité du recteur de Pluneret… et de sa propre famille, Yves Nicolazic réussira  » l’impossible  » : construire une chapelle dédiée à sainte Anne. Depuis le premier pèlerinage, les 25 et 26 juillet 1625, des millions de fidèles y sont venus honorer  » Madame Sainte
Anne « . Patrick HUCHET, dans cet ouvrage, fait un point complet sur l’histoire de Sainte-Anne-d’Auray.

C’était une barque que dirigeait un ange. Elle y monta, navigua longtemps, bien longtemps, et finalement débarqua en Judée où elle mit au monde la Vierge Marie. Une autre légende, complémentaire, concernant la même sainte, est à l’origine d’un autre lieu célèbre de pèlerinage en Bretagne : Sainte-Anne-d’Auray. Palud  signifiant  marais , il est possible que, primitivement, était honorée dans ce lieu la déesse mère d’Irlande  De Ana , déesse de la fertilité, mais aussi déesse de la mort qui régnait sur les marais. 1518 Sancta-Anna-ad-Paluden dépendait jusqu’à la Révolution française de l’abbaye de Landévennec. Cette première chapelle aurait été construite par Saint Gwénolé. On pense qu’elle se situait au sud-ouest des dunes actuelles donc, aujourd’hui, sur la plage.

Celle-ci fut construite à l’époque romane sous la colline qui domine la baie. Sa flèche haute de 20,5 mètres portait les dates 1230 et 1419. Au linteau d’une porte latérale on pouvait lire 1232. Cette chapelle eut donc l’honneur de recevoir la statue de granit de 1548, couronnée en 1913. Celle-ci aurait été érigée vers 1630 avec les matériaux de l’ancien édifice. Le premier dimanche de janvier 1858, le recteur de Plonévez-Porzay de l’époque a proposé un projet d’agrandissement de la chapelle.

Il s’agissait de reconstruire le chœur et les deux sacristies. Le projet se heurta aux objections du préfet et fut abandonné. En 1863, la chapelle est finalement reconstruite malgré, cette fois-ci, les réticences de l’évêché. La nouvelle chapelle date de 1864.

Joseph Bigot est l’architecte de cette chapelle. En 1903, un oratoire est construit sur le flanc nord de la chapelle pour l’usage des pèlerins toujours plus nombreux. La fontaine de 1870 remplace l’édicule de 1642. Elle est l’œuvre de Christophe Kermaïdic. La niche contient deux statues en pierre de sainte Anne et de la Vierge. Fontaine Sainte Anne La Palud en 1950. La fontaine actuelle de Sainte-Anne La Palud.