La Saison Des Tueurs PDF

Une coalition de plus de 150 organisations de 16 pays européens rend publique ce mardi 22 janvier une pétition pan-européenne demandant aux dirigeants européens de mettre fin au système de justice d’exception dont bénéficient les entreprises multinationales et d’introduire des régulations contraignantes pour qu’elles respectent les droits humains et l’environnement : www. C’est par exemple le cas de Total contre l’Ouganda, et de La Saison Des Tueurs PDF contre l’Allemagne.


Les paysans furent sur eux comme l’éclair. Des nègres dévalaient de partout, machette à la main, certains même armés des deux mains, machette et couteau. Personne n’eut le temps de tirer, encore moins de mettre baïonnette au canon. Le capitaine prit un coup de sabre sur le bras, hurla, lâcha sa mitraillette, se recula vivement, dégaina en jurant, de la main gauche, son pistolet. Le sang coulait de sa blessure. Un macoute, devant lui, s’écroulait, le crâne fendu d’un coup de machette. Erilien para de justesse, du fusil, un coup de machette, esquiva un coup de couteau. La bagarre était générale, machettes contre crosses de fusil. Des paysans dévalaient toujours en criant comme des démons. Un autre homme s’écroula en hurlant, le ventre ouvert par un coup de couteau. Puis un autre, pratiquement décapité par un revers de machette. Les macoutes lâchèrent pied. Ça gueulait de partout. Le regard d’Erilien croisa celui du petit capitaine, dont le pistolet fumait et dont le bras droit saignait toujours. — Foutons le camp!

Plus de 3400 traités et accords protègent en effet les investissements des multinationales tandis qu’aucun texte international juridiquement contraignant ne garantit le respect des droits humains et de l’environnement par les multinationales. Pour les organisations impliquées dans cette campagne, il est temps d’inverser cette tendance et de mettre fin à l’impunité dans laquelle ces entreprises opèrent en les rendant juridiquement responsables des impacts de leurs activités, ainsi que de ceux de leur filiales, fournisseurs et sous-traitants. Cela permettra de donner accès à la justice aux travailleur. La chronique éco de Marc Chevallier, rédacteur en chef d’ Alternatives Economiques, est à retrouver tous les mardis dans la matinale du 5-7 de France Inter, à 6 h 45. Le gouvernement actuel s’obstine dans cette voie autoritaire et sans issue. La Garde des Sceaux réaffirme que la justice des mineur-e-s n’est ni assez rapide ni assez sévère.

C’est sans prendre en compte toutes les modifications qui ont déjà eu lieu en ce sens depuis 20 ans. Nous contestons cette logique sécuritaire qui aligne dangereusement la justice des enfants sur celle des adultes. Cette volonté de réforme est d’autant plus inquiétante qu’elle fait suite à la commande politique d’un programme de création de 20 nouveaux CEF de 2019 à 2021. Il s’agit d’un refus idéologique de prendre en compte la fragilité et la complexité de l’enfance et de l’adolescence ainsi que la dimension de précarité économico-sociale dans laquelle se trouvent nombre d’enfants sous main de justice.

Les réponses actuelles apportées favorisent les mesures de contrôle, d’enfermement et de punition au mépris d’une justice émancipatrice. La justice des mineur-e-s a besoin de temps, de moyens et de bienveillance à l’égard de ces enfants. Si l’ordonnance de 1945 régissant le droit pénal des mineur-e-s doit être réformée, c’est pour en réaffirmer son préambule, la primauté de l’éducatif sur le répressif, et donc d’en exclure les mesures transposées du code pénal des majeurs. Un jeune qui est poursuivi pour un acte de délinquance est avant tout un enfant en danger,  il reste un enfant et doit l’être dans toute sa complexité aux yeux de la justice. La création d’un code de la justice pénale des mineur-e-s viendra inévitablement remettre en question cette notion primordiale en réduisant l’adolescent. PJJ dans une dynamique strictement répressive au détriment de la prise en compte de l’intérêt supérieur de l’enfant.

L’ordonnance du 2 février 1945 ne doit pas être réformée sans débat, sans prise en compte des besoins réels des jeunes, sans retour à une philosophie bienveillante, protectrice et émancipatrice et sans réelle redistribution des moyens vers les services éducatifs d’insertion, de milieu ouvert et d’hébergement. 2 février 1945 et exiger une véritable réforme qui rappelle la primauté de l’éducatif. Signataires : Spnes PJJ, Syndicat de la magistrature, CGT, Saf, Ligue des droits de l’Homme, OIP, Union syndicale Solidaires, FNUJA, FSU, Genepi, Ares. Intérieur et au Préfet de Police de Paris de cesser d’utiliser les armes dites Flash-Ball ! Cette requête sera examinée devant le tribunal administratif de Paris, jeudi 24 janvier à 14h.