Le Coq, l’autruche et le bouc émissaire PDF

Il compte parmi ses ancêtres Louis Ribes, qui fut député le Coq, l’autruche et le bouc émissaire PDF Pyrénées-Orientales à l’Assemblée législative. Il fait ses études secondaires au Lycée François-Arago à Perpignan puis au Collège Stanislas de Paris. Disciple de Maurice Halbwachs, il adhère aux thèses natalistes d’Adolphe Landry.


Par une curieuse mutation, le {coq} français devient peu à peu {autruche}. Tandis que s’efface le ton cocardier et tricolore, s’affirme la peur de voir les choses comme elles sont et notamment les plus amères. C’est l’attitude de l’autruche. Depuis presque deux siècles, le peuple, promu souverain, dirige ses propres affaires. Malheureusement, ses affaires, il les connaît mal. Non seulement l’information est déficiente, trompeuse, encline à la flatterie, mais nous ne cherchons pas vraiment à savoir, tant les rêves, les mythes, les croyances sont plus avenants que la rugueuse réalité. Longtemps anodines, cette ignorance de nos propres affaires, cette peur de les connaître, entraînent logiquement de plus en plus de mécomptes, parmi lesquels le tour de force » qu’est le cumul de chômage et d’inflation. C’est que, même sous des dehors libéraux, l’intervention est partout, intervention dans le noir. Devant l’accumulation des difficultés et des nuages, chacun se plaint et chacun a raison ; seulement, l’ensemble a tort. Dans cette affaire, en effet, le grand accusé devenu le {bouc émissaire}, c’est l’Etat. Et l’Etat, c’est nous. Déficience majeure : nous ne savons pas ou nous n’osons pas nous exprimer. Or, s’exprimer, c’est créer. L’atrophie de l’esprit de création se manifeste tant dans le langage que dans la peur de la jeunesse, dans le refus de l’enfant, donc de l’avenir. »

Il dénoncera toute sa vie le malthusianisme, qui recommande la dénatalité et le partage du travail . En 1986, il alerte sur le futur phénomène migratoire venant d’Afrique qui doit atteindre l’Europe : « La question du terrorisme venant du Proche-Orient est dérisoire à côté du déséquilibre qui se profile en Méditerranée occidentale. On oublie totalement l’effondrement de la natalité en Espagne et en Italie, encore beaucoup plus grave que celui de la France. En juin 1941, le nom d’Alfred Sauvy est mentionné dans un rapport remis par Henry Chavin, directeur de la Sûreté nationale, au ministre de l’Intérieur. En 1943, il publie Richesse et population, où il plaide pour une politique nataliste et contre toute forme de protectionnisme corporatif ou syndical.

Il en fait un établissement de recherche multidisciplinaire. Il le dirige jusqu’en 1962, en y attirant de brillants collaborateurs. Il entre au Conseil Economique et Social en 1947 et il y siégera jusqu’en 1974. Témoin de son temps, il participe à la connaissance de l’histoire économique de la France : il y consacre un épais ouvrage portant sur l’entre-deux-guerres, publié en 1965.

L’ouvrage s’efforce de pointer du doigt un certain nombre de  mythes  qui  l’emportent de façon tenace, durable, presque indéracinable, sur la réalité des faits. Les famines aiguës, meurtrières, ont disparu, ainsi que les grandes épidémies. Les guerres et massacres traditionnels ont fait place à une relative police. Paris : Librairie Armand Colin, 302 p. Monaco: Société Européenne d’Éditions 165 p. 1975 La fin des riches – Paris : Calmann-Lévy, 295 p.

1979 Le coq, l’autruche et le bouc émissaire – Paris : Grasset, 193 p. 1986 La France Ridée avec Gérard-François Dumont, J. 1352, semaine du 26 avril 1986, page 75 article de Michel Alexandre. Edmond Malinvaud,  Alfred Sauvy, 31 octobre 1898 – 30 octobre 1990 , sur college-de-france. 1352, semaine du 26 avril 1986, page 75, article et interview de Michel Alexandre : « J’ai été un ami intime de Tristan Bernard et j’ai fait faire ses premiers pas dans le monde du cinéma à Jacques Tati.