Le procès Capone PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Il est mort trois heures plus tard, alors qu’il le procès Capone PDF interrogé par la police sur les auteurs du drame.


États-Unis, 1929. En pleine crise financière, l’Amérique se réveille douloureusement de ses années d’excès. Le 12 mars, Al Capone reçoit une assignation à comparaître devant un grand jury fédéral à Chicago. La machine judiciaire vient de se mettre en marche contre l’ennemi public n°1.
Comment Scarface – cette icône du grand banditisme –, adulé par les uns, honni par les autres, est-il tombé à cause d’une vulgaire inculpation de fraude fiscale sans que ses 150 assassinats présumés n’aient même jamais été évoqués ?
Soucieux de rétablir la vérité sur un procès truffé d’irrégularités, mais qui fut le reflet de son époque, Jean-Marc Fédida se fait l’avocat du diable et livre une chronique judiciaire à perdre haleine. Car dans cette confrontation de géants, personne, pas même les fameux  » incorruptibles « , n’a vraiment joué le rôle que l’histoire a bien voulu retenir…

Le deuxième membre le plus important du clan Moran. Le gestionnaire-comptable et homme d’affaires du clan Moran. Le teinturier de Bugs Moran, cultivant une ressemblance physique et vestimentaire avec son patron. Le mécanicien automobile du clan Moran, mais pas un membre de clan lui-même. Le commanditaire du massacre est Al Capone, chef de l’Outfit de Chicago de 1925 à 1932. Chicago et se confrontent à ses hommes. La vraie raison de l’appât n’est donc pas connue avec certitude.

Elle a lieu dans la matinée du jeudi 14 février 1929, jour de la Saint-Valentin, à 10 h 30. Pour montrer aux témoins présents dans la rue que la situation est sous contrôle et prévenir toute panique dans le voisinage, deux des tueurs, habillés en civil et jouant le rôle de bandits embarqués dans une rafle, ouvrent la marche les bras en l’air, tandis que leurs complices, gardant leur uniforme de policier, les suivent en feignant de les tenir en respect. Au début, on pense que la police pouvait avoir une part de responsabilité dans la tuerie, mais le travail de 255 détectives efface rapidement cette piste. Une semaine après le massacre, une Cadillac 1927 Sedan est découverte, démontée et partiellement brûlée dans un garage sur Wood Street. Il est alors prouvé que la voiture avait été utilisée par les assassins lors du massacre. Fred Burke et James Ray sont ainsi rapidement suspectés d’être les deux assassins déguisés en policiers, étant donné qu’ils avaient l’habitude de tromper leurs victimes en portant un uniforme.

La police a également suspecté Joseph Lolordo comme étant l’un des mitrailleurs, probablement parce que son frère Pasqualino avait été récemment assassiné par le North Side Gang. Bien que Bugs Moran voie dépérir son clan, il réussit à garder le contrôle de son territoire jusqu’au début des années 1930, lorsqu’il passe sous la domination de l’Outfit de Chicago, menés par Frank Nitti. Le massacre attire également, mais de manière tardive, l’attention du gouvernement fédéral sur les activités criminelles d’Al Capone. En 1931, celui-ci est reconnu coupable d’évasion fiscale et est emprisonné à 17 années de prison dont 11 ans ferme.

Le massacre finalement affecte donc en définitive autant Moran que Capone et met fin à cette période faste pour la mafia de Chicago. Le 8 janvier 1935, des forces du FBI encerclent un immeuble de Chicago, au 3920 Grove Pine Nord, à la recherche de membres du gang Barker-Karpis. Une brève fusillade éclate et entraîne la mort du braqueur de banques Russell Gibson. Parce que le FBI n’avait pas de compétence juridique dans les affaires de meurtres de cette envergure, ils tentent de maintenir confidentielles les révélations de Bolton, jusqu’à ce que le journal Chicago American en obtienne des confessions. Sont présents à cette rencontre Goetz, Al Capone, Frank Nitti, Fred Burke, Gus Winkeler, Louis Campagna, Daniel Serritella, William Pacelli, et Bolton lui-même. Les hommes y séjournent deux ou trois semaines et s’adonnent à la chasse et la pêche entre les séances de planification. Bolton affirme que lors du massacre, les deux vigies chargées de surveiller le garage SMC Camionnage étaient chargées de téléphoner aux tueurs au Circus Café pour leur dire que Bugs Moran est arrivé à la réunion.

La police avait en effet trouvé une lettre adressée à Bolton dans le nid d’observation. Bolton a aussi indiqué qu’il avait confondu l’un des hommes de Moran avec Moran lui-même, après quoi il avait téléphoné au Circus Café pour leur donner le signal. Ses conclusions ont été corroborées par Georgette, la veuve de Gus Winkeler, à la fois dans une déclaration officielle du FBI et dans ses Mémoires, qui ont été publiées dans une série de quatre épisodes dans un magazine d’investigation pendant l’hiver 1935-1936. Elle a révélé que son mari et ses amis avaient formé dans une équipe spéciale utilisée par Capone pour les missions à haut risque. Malgré les déclarations de Byron Bolton, aucune mesure n’a été prise par le FBI. Tous les hommes qu’il a nommés, à l’exception de Burke et Maddox, étaient tous morts en 1935. Au fil des années, de nombreux gangsters, appartenant ou non à la mafia de Chicago se sont trouvés impliqués dans l’affaire du massacre de la Saint-Valentin.

Deux suspects, des tueurs efficaces, John Scalise et Albert Anselmi, membres de la Cosa Nostra, sont fréquemment cités pour avoir été deux des tireurs. Il est dit qu’Al Capone aurait découvert que le couple avait l’intention de le trahir. Un gangster de vingt-deux ans, Tony Accardo, est également ajouté à la liste des suspects. La plupart des historiens pensent néanmoins qu’Accardo n’a joué qu’un rôle périphérique dans la tuerie.