Les étoiles du chant. Adelina Patti PDF

Por qué planificar tu viaje con minube? Les étoiles du chant. Adelina Patti PDF ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le.


Les étoiles du chant. Adelina Patti / par Guy de Charnacé…
Date de l’édition originale : 1868-1869

Ce livre est la reproduction fidèle d’une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d’une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d’un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l’opportunité d’accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d’une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d’un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d’un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

9e arrondissement de Paris et de la capitale. Cet opéra a été appelé  opéra de Paris  jusqu’en 1989, date à laquelle l’ouverture de l’opéra Bastille, également opéra de Paris, a influé sur son appellation. On le désigne désormais par le seul nom de son architecte :  opéra Garnier  ou  palais Garnier . Portrait du jeune lauréat, Charles Garnier. 14 janvier 1858, rue Le Peletier où se situe la salle d’opéra du moment. Pour certains historiens, Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc semble à l’origine de l’idée d’un concours, craignant l’attribution du projet et la direction du chantier à Charles Rohault de Fleury, architecte ordinaire de l’Opéra et donc logiquement destiné à réaliser cette nouvelle commande.

L’usage voulait jusque-là que l’on fasse directement appel à un architecte désigné. L’événement est tel que tous les Parisiens et de nombreux provinciaux suivent de très près le déroulement de la compétition, qui rassemble cent soixante et onze concurrents. Officiels, presse et grand public y vont de leurs propres commentaires et attendent impatiemment le résultat. C’est toutefois un jeune architecte n’ayant pas encore fait véritablement ses preuves sur un travail similaire. Est confiée à ce groupe d’experts la lourde charge d’examiner les nombreuses propositions déposées. Viollet-le-Duc et Rohault de Fleury sont éliminés au premier tour. Le 30 mai 1861, Charles Garnier est proclamé vainqueur à l’unanimité : son projet surprend et séduit le plus grand nombre.

Les principales critiques vont porter plutôt sur l’extérieur et sa succession brutale de volumes distincts qui expriment clairement les fonctions internes de l’édifice. Ainsi, les emplacements successifs du grand foyer, du grand escalier, de la salle de spectacle, de la scène et de sa cage, du foyer de la Danse et des bâtiments administratifs se devinent aisément et le tout s’enchaîne en une composition aussi érudite qu’évidente. Ses dimensions et sa forme très particulière résultent des récents tracés voulus par l’urbaniste. D’importantes contraintes s’imposent ainsi aux différents concurrents puis à l’architecte lauréat. La difficulté de concevoir un édifice d’une aussi grande envergure sur une surface en losange et dissymétrique amène Garnier à demander divers aménagements et cela à plusieurs reprises. Les immeubles voisins font l’objet d’une entorse aux règlements que le baron Haussmann a lui-même fixés et dépassent la hauteur autorisée. Les façades de l’opéra risquent donc d’apparaître plus basses que leur environnement.

En outre, des considérations sécuritaires sont intervenues. L’attentat de l’opéra Le Peletier incite à trouver un site rapide d’accès pour l’empereur, qui loge dans l’aile Richelieu du Louvre. Charles Garnier, second à droite et ses collaborateurs. La commande une fois confirmée, Garnier fait construire un bâtiment provisoire au cœur du chantier pour la durée des travaux. Cette construction sommaire fera office d’agence : elle comprend un rez-de-chaussée et un étage dont l’accès aux différentes salles de travail est permis grâce à un escalier et une coursive extérieurs. Si le début des travaux a lieu dès 1861, l’entreprise est marquée officiellement par la pose de la première pierre l’année suivante, en 1862.

Lors des fouilles et des excavations, destinées à la réalisation des massifs de fondations, les travaux doivent brusquement s’interrompre. La construction s’étend sur près de quinze années, de 1861 à 1875. Elle est soigneusement cachée derrière des échafaudages recouverts de planches et de verrières qui masquent tout particulièrement la façade principale pour que l’effet de surprise soit total, jusqu’à l’inauguration provisoire et partielle de 1867. Pendant toute la durée du chantier, les fonds accordés ne cessent d’évoluer selon les imprévus d’ordre technique, des aléas dus à des choix de politique intérieure, mais aussi des relations internationales.

Ainsi, le Conseil des bâtiments civils impose, très tôt, une forte réduction budgétaire en restreignant l’enveloppe globale de moitié : quinze millions de francs-or sont alloués au lieu des vingt-neuf annoncés initialement. 1864, aboutissent à une facture nettement plus élevée atteignant la somme de vingt-quatre millions de francs. Le chantier est ralenti, voire interrompu à plusieurs reprises. Les crédits indispensables sont parfois réaffectés à des projets jugés prioritaires ou plus populaires, tels que l’Hôtel-Dieu à Paris. Pendant la guerre contre la Prusse, la construction est complètement interrompue. Troisième République, l’argent nécessaire à la reprise des travaux est attribué avec parcimonie. Ce n’est qu’à la suite de la destruction de la salle Le Peletier, incendiée en octobre 1873, que l’on réunit les sommes indispensables à l’achèvement du gros œuvre et de la décoration intérieure.

La livraison de l’opéra a lieu le 30 décembre 1874, et pour un montant total de trente-six millions de francs-or. Certains lieux restent inachevés comme la rotonde du Glacier et la galerie du Fumoir. Cette dernière ne sera jamais aménagée. Démolitions dans la future avenue, au fond et au centre l’Opéra déjà inauguré. Haussmann d’aménager une avenue reliant le palais des Tuileries, où il réside, au bâtiment de Garnier. Large et dotée d’un accès direct au pavillon de l’Empereur, cette artère permettrait au souverain de circuler sans risque d’un nouvel attentat.

Mais Garnier s’oppose violemment à l’urbaniste sur un point à ses yeux essentiel : la plantation d’arbres. Rien ne doit venir perturber la perspective et dissimuler son œuvre. L’avenue de l’Opéra ne s’inscrit pas, à l’origine, dans le plan d’urbanisme devant remodeler Paris. Cette percée oblige à la démolition de tout un quartier, et à l’arasement définitif de la butte des Moulins. Les problèmes liés aux nombreuses expropriations gênent considérablement le bon déroulement des travaux et le respect des délais prévus. C’est le moment, pour une foule impatiente, d’assister à la dépose de l’impressionnant échafaudage et de découvrir une partie de ce qui constituera l’œuvre majeure de son architecte.