Mémoire algérienne : Souvenirs de luttes et d’espérances PDF

Henri Alleg à la fête de l’Humanité en 2008. Henri Alleg s’installe en Algérie en provenance de Paris en 1939, et milite au sein du Parti communiste algérien. En 1946, il épouse Gilberte Serfaty qui deviendra comme lui une ardente militante communiste. En 1951, il devient mémoire algérienne : Souvenirs de luttes et d’espérances PDF du quotidien Alger républicain.


Avec cette Mémoire algérienne, il revient sur ces années de luttes : la clandestinité sous le régime de Vichy, les difficiles relations entre le Parti communiste et le FLN, la Bataille d’Alger, les attentats, les exécutions sommaires, son arrestation, la torture, la prison, l’évasion… Parce que pendant plus d’un quart de siècle la vie de Henri Alleg sera intimement liée au drame francoalgérien, ce livre exceptionnel est indispensable à qui veut comprendre ces pages sombres et brûlantes de notre Histoire.

Il entre dans la clandestinité en 1955, date d’interdiction du journal Alger républicain en Algérie. Il continue cependant à transmettre des articles en France dont certains sont publiés par L’Humanité. Maurice Audin, jeune assistant en mathématiques et militant du Parti Communiste Algérien comme lui, arrêté la veille et qui sera torturé à mort. Il est séquestré un mois à El-Biar, où il est torturé lors de plusieurs séances, puis subit un interrogatoire mené après une injection de penthotal, utilisé comme  sérum de vérité . Dans La Question, il raconte sa période de détention et les sévices qu’il y subit en pleine guerre d’Algérie. Tout d’abord publié en France aux Éditions de Minuit, l’ouvrage est immédiatement interdit.

1977 avec dans les rôles principaux Jacques Denis et Nicole Garcia, et reçoit le prix spécial du Jury au Festival international du film de Saint-Sébastien. Transféré en France, il est incarcéré à la prison de Rennes. Profitant d’un séjour dans un hôpital, il s’évade. Il revient en France après les accords d’Évian, puis en Algérie où il participe à la renaissance du journal Alger Républicain. Persona non grata  en Algérie à la suite du coup d’État de Houari Boumédiène, il se réinstalle en France en 1965. Son départ à la retraite coïncide avec son installation à Palaiseau, rue Gabriel-Dauphin où il demeure jusqu’à la fin de sa vie. Le film documentaire de Jean-Pierre Lledo Un rêve algérien retrace son retour, 40 ans plus tard dans une Algérie qui l’accueille à bras ouverts et où il retrouve avec bonheur ses anciens compagnons.