Mémoires du colonel Combe 1793-1832 PDF

Mémoires du colonel Combe 1793-1832 PDF : ministre de la Guerre, il est le principal instaurateur de la Légion étrangère en 1831. Maison où naît en 1769 le maréchal Soult.


 » La boîte à mitraille, qui tombait et éclatait à deux pas de mes pelotons, faisait pleuvoir sur nous une grêle de fer et de plomb, comme si on nous eût jeté, à un pas de distance, une poignée de petites pierres. Les hommes et les chevaux tombaient autour de moi… Je me contentai de fermer un instant les yeux pour n’être point aveuglé par le sable que faisait jaillir cette nuée de projectiles, étonné de ne point
sentir de blessures, mais résigné à une mort
inévitable. Je reçus quatre coups de canon dans cette terrible position, sans bouger, le sabre à l’épaule et ne pouvant manœuvrer pour les éviter sans démasquer le front de nos régiments ; enfin, je me trouvais dans une de ces circonstances de guerre où il faut savoir faire à son devoir le sacrifice de sa vie.  » Tel est le témoignage du jeune officier de cavalerie, Julien Combe, engagé avec son escadron dans la terrible campagne de 1812, où les exploits militaires et les souffrances dépassèrent ce qu’il est permis d’imaginer. Survivant de la Berezina, Combe continue de servir en 1813 avec zèle et dignité. Sa fougue, la paix revenue, l’entraînera dans l’un des complots qui se multiplieront au nom de Napoléon Ier. Ce sont de tels hommes qui ont formé le véritable dernier carré de l’Empereur !

Jean-de-Dieu Soult est promis à une carrière de juriste. Cependant, le 16 avril 1785, à seize ans, il s’engage comme simple soldat dans le régiment Royal-Infanterie, pour aider financièrement sa mère après le décès de son père. Son frère cadet, Pierre-Benoît, suit son exemple trois ans plus tard. Le 17 janvier 1792, son colonel le nomme instructeur au 1er bataillon de volontaires du Haut-Rhin, avec le grade de sous-lieutenant. La période de guerre qui commence en avril 1792, lui offre de nombreuses occasions de se signaler et il gravit les échelons avec régularité. Après la bataille de Fleurus du 26 juin 1794, où il se distingue par son sang-froid, il rejoint l’armée de Sambre-et-Meuse le 28 juin.

Il est promu général de brigade le 11 octobre, par les représentants en mission. Il passe à l’armée d’Helvétie sous les ordres de Masséna. Lorsqu’en 1800 le Premier consul charge Masséna de réorganiser l’armée d’Italie, celui-ci insiste pour que Soult lui soit adjoint. Il lui confie le commandement de l’aile droite. Il se distingue par son activité dans la défense du pays de Gênes.