Productivité et richesse des nations PDF

Richesse productivité et richesse des nations PDF nations, est le plus célèbre ouvrage d’Adam Smith. Smith y expose son analyse sur l’origine de la prospérité récente de certains pays, comme l’Angleterre ou les Pays-Bas.


L’expression  » les Trente Glorieuses  » fait partie du langage courant. Elle évoque ces années fabuleuses – 1946-1975 – pendant lesquelles le niveau de vie moyen des Français a été multiplié par trois en trente ans. Ce que l’on ignore généralement, c’est que cette expression est le titre d’un livre publié par Jean Fourastié en 1979. Pourtant Jean Fourastié (1907-1990) a sans doute été l’économiste français le plus célèbre de la période allant de l’après-guerre aux années 1980. Non seulement il a été un des artisans des transformations que la France connut alors, et leur témoin lucide, mais il a édifié une théorie économique très originale, fondée sur l’observation des prix à long terme et dont l’élément central est la productivité. Alors qu’en ce début du XXle siècle nombre de Français semblent toujours ne rien comprendre à la réalité économique, continuant de penser que la richesse d’une nation est une donnée qui préexiste à la production, que l’élévation du pouvoir d’achat et la réduction du temps de travail sont d’abord le fruit de la revendication sociale qui les arrache au patronat et à l’État, il est urgent de relire Jean Fourastié. L’enrichissement des sociétés, la réduction des inégalités et du temps de travail ne peuvent résulter que de l’accroissement de la productivité permis par le progrès technique.

Il visite également la Suisse où il rencontre Voltaire, puis Paris où son ami le philosophe David Hume l’introduit dans les plus grands salons. Après son retour en Grande-Bretagne en 1766, Smith possède un patrimoine suffisant pour lui permettre de se consacrer à son ouvrage à plein temps, et il rentre à Kirkcaldy après quelques mois passés à Londres. La rédaction reste très lente, entre autres en raison des ennuis de santé de Smith. En 1773, Smith s’installe à Londres pour terminer son manuscrit et trouver un éditeur.

Il faut encore trois ans pour que la Richesse des nations soit publiée, en mars 1776. Smith souhaitait dédier son livre à François Quesnay, mais la mort de ce dernier en 1774 l’en empêche. En ce sens, l’ouvrage est une synthèse des sujets les plus importants d’économie politique, une synthèse audacieuse qui va bien au-delà de toute autre analyse contemporaine. S’il utilise un ton résolument optimiste au sujet de la croissance économique, il met aussi en garde contre le risque d’aliénation que peut susciter la division du travail. Il ne fait pas du travail le seul facteur de production, mais marque son importance dès le début de l’ouvrage, ce qui le distingue d’emblée des physiocrates et des mercantilistes. Mais l’homme a presque continuellement besoin du secours de ses semblables, et c’est en vain qu’il l’attendrait de leur seule bienveillance.

Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière et du boulanger, que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu’ils apportent à leurs intérêts. Si l’intérêt personnel tient une place importante dans la Richesse des nations, c’est aussi parce que Smith n’y analyse que le seul aspect économique de la relation de l’homme à la société. Smith montre ensuite qu’une certaine accumulation de capital est nécessaire à la mise en place de la division du travail, et que la seule limite à celle-ci est la taille du marché. Le progrès vient ainsi de la division accrue du travail, qui vient elle-même d’un penchant naturel de l’homme. L’individu devient alors incapable de former un jugement moral, tel qu’il est décrit dans la Théorie des sentiments moraux.

Pour empêcher cet état, Smith recommande une intervention du gouvernement, qui doit prendre en charge l’éducation de la population. La possibilité d’échanger des biens entre eux, ou contre de la monnaie, fait à son tour apparaître la notion de valeur. La valeur du travail est invariante :  Des quantités égales de travail doivent être, dans tous les temps et dans tous les lieux, d’une valeur égale pour le travailleur. Pour Smith, la monnaie n’est donc pas la valeur en soi, et l’accumulation de monnaie est sans intérêt économique pour un pays. La monnaie est toutefois le moyen de mesure pratique de la valeur des transactions, ainsi que le moyen d’échange de cette valeur.

Smith distingue également trois secteurs d’activité : l’agriculture, la manufacture, et le commerce. Les distinctions entre les facteurs de production, et la forme que leur rémunération prend pour les différentes classes sociales, occupent l’essentiel du livre I de la Richesse des nations. Les salaires sont la compensation directe du travail, c’est-à-dire la location de la capacité productive du travailleur. Le profit est ainsi la récompense d’un risque et d’un effort.

Elle est payée par les fermiers aux propriétaires en contrepartie du droit d’exploiter la terre, qui est une ressource rare et productive. Elle ne requiert aucun effort de la part des propriétaires. Différents types de biens font intervenir ces éléments dans des proportions différentes, et ont des prix différents. Le prix naturel d’un bien doit être suffisant pour payer la rente, le travail, et le profit qui ont été nécessaires à sa fabrication.