Retables en Pays d’Auge PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Rois catholiques, et sa construction fut commencée sous Charles Retables en Pays d’Auge PDF, pour s’achever en 1704, sous le règne de Philippe V.


En Pays d’Auge, les églises rurales, même les plus humbles, les plus isolées, conservent à peu près intact leur décor intérieur des XVIIe et XVIIIe siècle, et possèdent un, et souvent trois retables, chefs-d’oeuvre des artistes et artisans du pays. Architectes, menuisiers, ébénistes, sculpteurs, peintres et doreurs travaillent ensemble à la réalisation du retable, la pièce maîtresse du nouveau mobilier mis en place par la Contre-Réforme (nom donné à la réforme de l’Église catholique issue du Concile de Trente). À l’image des arcs de triomphe romains, le retable est une architecture triomphale élevée au fond du ch ur pour célébrer la Résurrection. C est un système d’images cohérent, organisé autour du Christ présent sur l’autel, ressuscité et glorifié. Les premiers retables baroques apparaissent vers 1650. Ce sont les retables les plus nombreux et les plus caractéristiques avec des colonnes torses, des anges en équilibre sur les frontons coupés, une niche terminale et un décor exubérant. Au XVIIIe siècle, il en est d’autres, plus raffinés qui imitent les lambris et le décor rocaille des demeures princières. Certains retables sont d une grande originalité. Quarante-neuf retables sont réunis et photographiés pour la première fois dans cet ouvrage qui les décrit en détail, montrant la richesse et la diversité de ce patrimoine artistique et spirituel lié à l’histoire et à la vie de chaque paroisse. La carte et la présentation par ordre alphabétique des communes en font un guide pratique à utiliser.

1492, les Rois Catholiques envisagent la construction d’une cathédrale sur le site de l’ancienne grande mosquée nasride de Grenade. Il va mener les travaux de 1528 jusqu’à sa mort, en 1563. En 1590, une première modification importante du plan initial intervient. En raison des fondations trop fragiles, le projet d’élever deux hautes tours de 80 mètres pour encadrer la façade, est abandonné en 1590 sur ordre de Philippe II.

La cathédrale de Grenade prend place au cœur du centre historique de la ville, entre la Gran vía Colón et la Calle Reyes Católicos. La cathédrale domine de sa masse imposante le quartier environnant. Assez épurée, elle est conçue à la manière des arcs de triomphe romains. Elle est organisée en trois corps de bâtiment, marqués par trois grands arcs en plein cintre, formant une sorte d’avant-corps.

Cette série d’arcs est divisée en deux registres verticaux. Le registre inférieur est séparé du niveau supérieur par une corniche fortement saillante. La porte centrale, en plein cintre, est décorée d’une archivolte sculptée et surmontée d’un médaillon historié représentant le mystère de l’Incarnation, exécuté par José Ruiseño en 1717. Au registre supérieur, quatre statues représentant l’Ancien et le Nouveau Testament, saint Raphaël et Saint Michel trônent sur la corniche, devant chacun des piliers.

Des deux tours initialement prévues pour encadrer la façade, seule la tour nord a été construite, quoique son élévation ait été limitée à une cinquantaine de mètres, en lieu et place des 80 mètres envisagés. Elle se compose de trois corps superposés sur un plan carré. Le chevet présente pour sa part une belle élévation. Le dôme de la Capilla mayor se détache très nettement du reste de l’édifice.