SCHOLIES AUX PROVERBES. Edition bilingue français-grec PDF

Le présent article concerne les dictionnaires unilingues qui décrivent ou normalisent une langue. D’abord SCHOLIES AUX PROVERBES. Edition bilingue français-grec PDF avec un seul n, il est dérivé du latin dictio :  action de dire, propos, mode d’expression . Jean de Garlande dont le Dictionarius cum commento paraît en 1220. Jardin de plaisance et fleur de rhétorique.


Les auteurs d’un dictionnaire doivent déterminer au départ les catégories de mots à retenir, en fonction des limites imposées par l’éditeur et du public visé. Un dictionnaire doit d’abord donner la définition du mot. Elle occupe les logiciens depuis des siècles et est également étudiée par la linguistique, la sémiotique et la psycho-sociologie. Dans la pratique, les définitions incorporent aussi des propriétés non essentielles, mais qui aident le lecteur à identifier ce dont il est question. Ainsi, une définition de chien va inclure que l’animal peut servir comme chien de garde, de chasse, de trait, etc. Il est rare qu’une seule définition épuise tous les sens d’un mot. Le plus souvent, un mot va avoir plusieurs acceptions, c’est-à-dire plusieurs significations, phénomène que l’on désigne par le terme de polysémie.

Souvent, la différence de sens provient d’un emploi figuré plutôt que littéral ou des déplacements de sens d’un domaine d’activité à un autre. Un dictionnaire doit non seulement identifier les divers sens du mot, mais encore les classer d’une façon aussi cohérente et significative que possible. Il peut également comporter un répertoire indexé pour en faciliter l’utilisation. Ils éclairent le sens d’un mot par son emploi en contexte :  Citons le cas de chien défini ainsi :  Animal domestique, dont il existe de nombreuses races, qui garde la maison ou les troupeaux et qui aide l’homme à chasser. La définition évoque les principales activités que nous pourrions appeler  professionnelles  du chien, mais elle ne signale pas deux aspects fondamentaux, familiers aux enfants : le chien aboie, le chien mord.

Les exemples attirent l’attention sur les cas où le mot fait partie d’une locution, d’un cliché : une discussion animée, un soleil radieux, perdre la face, etc. L’histoire du mot est souvent plus instructive que l’étymologie, car elle permet de voir l’évolution des significations au fil des siècles, mais ces données sont souvent très fragmentaires dans les dictionnaires courants. La datation est également une donnée intéressante, qui indique la date à laquelle un mot a été employé en français pour la première fois dans un texte. Divers procédés de transcription phonétique ont été utilisés, avec plus ou moins de bonheur, par divers dictionnaires. En 1964, le Petit Robert a adopté l’A.

Chaque son est noté par un seul signe, toujours identique. Chaque signe n’a qu’une seule valeur phonétique. La prononciation n’est pas homogène, mais varie selon les régions et les groupes sociaux. L’auteur d’un dictionnaire doit donc déterminer la forme recommandée en se basant sur la prononciation la plus acceptée, qui n’est pas nécessairement la plus répandue. Les dictionnaires électroniques modernes proposent un modèle de prononciation sonore, comme dans le wiktionnaire. Il ne serait pas efficace, pour un dictionnaire de langue, de retenir toutes les formes fléchies des mots, car cela amènerait un fort taux de répétition.

Le classement alphabétique, qui nous paraît aujourd’hui normal et caractéristique des dictionnaires, n’a pas toujours été considéré comme la solution idéale. Le tri alphabétique, qui apparaît comme une évidence pour un utilisateur francophone contemporain, n’est pas universel. Il est réservé aux écritures alphabétiques ou logographiques. Les dictionnaires de langue peuvent se classer en deux catégories, selon qu’ils sont de type descriptif ou normatif, ce dernier cas étant le plus fréquent. La plupart des dictionnaires français ont un caractère normatif : leur but véritable n’est pas de présenter un tableau fidèle et authentique du français à une certaine époque, mais de constituer un recueil de mots acceptés, fixés, l’omission d’un mot étant, dans la pensée de beaucoup de lexicographes, une condamnation implicite. L’ostracisme se manifeste dans tous les domaines : mots techniques, étrangers, populaires, etc. L’Organisation internationale de normalisation travaille afin de définir un cadre commun normalisé pour l’élaboration des lexiques du traitement automatique des langues.

L’Antiquité n’a pas eu de dictionnaire de langue au sens propre, mais elle a mis au point des listes de mots organisées en fonction de la première syllabe. Les premières listes de mots apparaissent à Sumer, vers la fin du IVe millénaire av. On a ainsi trouvé une série de 42 tablettes comportant 14 000 noms classés en fonction de leur premier élément. Après l’arrivée des Akkadiens, des lexiques bilingues sumérien-akkadien se multiplient. On a aussi trouvé un ensemble de 24 tablettes datant des environs de l’an 2 000 av. On a également trouvé en Égypte ancienne des listes de mots organisées de façon thématique, telles l’Onomastique du Ramesseum, rédigé vers 1750 av.