Une femme peintre au Pouldu, Andrée Lavieille, 1887-1960 PDF

Finistère, dans la région Bretagne, en France. Une femme peintre au Pouldu, Andrée Lavieille, 1887-1960 PDF-Carnoët est une commune du littoral atlantique située à l’extrémité sud-est du département. Elle est bordée à l’est par la Laïta, une ria qui la sépare du Morbihan.


Cet ouvrage est bien plus qu’un simple livre d’art. C’est un livre d’images très riche : il ne compte pas moins de 80 reproductions couleur des oeuvres d’Andrée Lavieille. C’est aussi la trace d’une importante exposition : la rétrospective qui s’est déroulée à La Longère, à Clohars-Carnoët du 7 avril au 8 mai 2012, présentait des toiles caractéristiques de l’évolution stylistique de l’artiste. Mais c’est surtout un ouvrage particulièrement émouvant : ce sont ses enfants et petits-enfants, Françoise Cambon (sa fille) et Henri Cambon (son petit-fils) qui ont réuni la plupart des documents, des souvenirs et des oeuvres en vue de l’exposition, et qui ont rédigés une partie des textes ici présentés. Andrée Lavieille est loin d’être la première artiste à avoir été conquise par les paysages et la lumière des côtes bretonnes. La Bretagne dans son ensemble, et plus particulièrement la commune de Clohars-Carnoët – entre Lorient et Concarneau, non loin de Pont-Aven -, est depuis longtemps une terre d’accueil pour les artistes. L’ombre de Gauguin, de Sérusier et de nombreux autres après eux plane encore sur ces lieux. La municipalité de Clohars-Carnoët, en créant la galerie La Longère en 2010, a décidé de mettre en valeur un patrimoine artistique particulièrement riche. La programmation d’expositions temporaires – telle que la rétrospective consacrée à Andrée Lavieille – relayées par des publications, témoigne d’une politique culturelle active qu’il convient de saluer. L’attachement d’Andrée Lavieille pour ces terres ravive donc une certaine tradition, même si on ne trouve pas chez elle la volonté de s’inscrire dans la lignée des grands peintres passés par là. La Bretagne n’était pas pour elle un lieu de pèlerinage, mais simplement une destination estivale qui l’avait profondément séduite.

Clohars-Carnoët est une commune urbaine du type « ville isolée » qui ne fait partie d’aucune aire urbaine, bien que limitrophe de l’aire urbaine de Quimperlé, mais appartient, comme Quimperlé, à l’espace urbain de Lorient-Vannes. Clohars-Carnoët fait partie du canton de Quimperlé et de l’arrondissement de Quimper. Localisation de Clohars-Carnoët sur une carte des communes du Finistère. Carte en couleurs représentant les limites d’une commune. La station balnéaire du Pouldu occupe une ancienne zone dunaire qui a été en grande partie rasée. La commune compte 660 ha de bois.

Les secteurs boisés se situent au nord du bourg. La forêt domaniale de Carnoët, une futaie de hêtres et de chênes, couvre 185 ha au nord-est de la commune. Il y a aussi les bois de Saint Maurice et de Kerquilven. Le bourg de Clohars-Carnoët se situe à l’intérieur des terres. Laïta, et Doëlan, niché au fond d’une anse, près de la limite avec la commune de Moëlan-sur-Mer. Le Pouldu a connu un développement important du fait de l’activité touristique balnéaire. Bas-Pouldu, aux environs du port, connaissait une certaine fréquentation touristique, de nombreux artistes-peintres venant de Pont-Aven fréquentant toutefois la « Buvette de la Plage » à partir de 1889.

Des balades en bateau sont possibles sur la Laïta entre le port du Pouldu et Quimperlé. Groix, du Guilvinec, de Concarneau, etc. Jusqu’en 1950, l’usine met aussi en conserve des petits pois et des haricots. Le conditionnement du poisson était alors un travail saisonnier : sardine et thon blanc de juin à novembre, maquereau de février à mai. Cette usine a fermé en 1998. Un vieux gréement, le Rigolo, construit en 1922 au chantier Le Cœur de Lesconil, qui a pêché la sardine et le maquereau jusqu’en 1945, fut transformé ensuite en bateau de plaisance et navigua jusqu’au début de la décennie 1980.

Pour la différencier de son homologue, à savoir Clohars-Fouesnant, on lui a associé le terme Carnoët, désignant la forêt qui occupe la partie nord de son territoire. Un tumulus existe encore près des ruines du château de Carnoët. Clohars-Carnoët possédait des abris en bordure de mer. Au Néolithique, l’occupation humaine est attestée par la présence de dizaines de menhirs et d’allées couvertes dolméniques. Une stèle de l’Âge du fer, époque de La Tène, se trouve au lieu-dit Le Quinquis.