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Un virus est un agent infectieux nécessitant un hôte, souvent une cellule, dont il utilise le métabolisme et ses constituants pour se répliquer. La science des virus est la virologie, et ses experts sont des virologues V Virus PDF virologistes.


Cal est un étudiant des plus ordinaires. Enfin, était. Depuis qu’il a passé la nuit avec la mystérieuse Morgane, il a développé une étrange maladie. Il voit la nuit, a des envies de viande rouge, saignante même… Porteur sain d’un virus qui le dépasse, il ignore encore qu’il est au cœur d’une nouvelle guerre pour la survie de l’humanité.

Cependant en élargissant la définition du vivant à une entité qui diminue le niveau d’entropie et se reproduit en commettant des erreurs, les virus pourraient être considérés comme des êtres vivants. Les maladies virales comme la rage, la fièvre jaune ou la variole affectent les humains depuis des siècles. L’apparition de la microscopie électronique dans les années 1930 permit l’observation des virus, mais on ne savait toujours pas à cette époque ce qu’ils étaient réellement. On caractérise un virus par son incapacité à se reproduire par mitose, par scissiparité ou par méiose. Pour répliquer son acide nucléique, il dépend d’une cellule hôte qu’il doit infecter pour détourner et utiliser son métabolisme : un virus est un parasite intracellulaire obligatoire.

Ces derniers appartiennent pourtant bien au règne des virus et leurs virions possèdent à la fois des molécules d’ADN et d’ARN, remettant en cause cette vision historique. Il y a débat sur la nature des virus. Les virus n’ont pas leur propre machinerie enzymatique, ne peuvent se multiplier qu’en utilisant celle d’une cellule qu’ils infectent. Il existe chez le mimivirus une trentaine de gènes présents habituellement chez les organismes cellulaires mais absents chez les virus. Le virus ATV d’archées présente lui aussi des caractéristiques étonnantes : ce virus en forme de citron présente la particularité de se modifier en dehors du contexte cellulaire par un mécanisme actif. Néanmoins organes et échanges cycliques, donc métabolisme, restent absents.

Les virus ont aussi un rôle dans l’évolution. L’ADN a été sélectionné en raison de sa plus grande stabilité. D’après Patrick Forterre, l’ADN confèrerait au virus le pouvoir de résister à des enzymes dégradant les génomes à ARN, arme de défense probable des protocellules. On retrouve le même principe chez des virus actuels, qui altèrent leur ADN pour résister à des enzymes produites par des bactéries infectées. Répondre à cette question exige de répondre au préalable à une autre : Qu’est-ce que la vie ? D’après Ali Saïb,  la notion du vivant est une notion dynamique, évoluant en fonction de nos connaissances.

Encapsidé, l’acide nucléique, généralement stabilisé par des nucléoprotéines basiques, enfermé dans une coque protéique protectrice appelée capside. La forme de la capside est à la base des différentes morphologies des virus. Les génomes des virus ne comportent que de quelques gènes à 1 200 gènes. L’un des plus petits virus connus est le virus delta, qui parasite lui-même celui de l’hépatite B. Il ne comporte qu’un seul gène. Le filament d’acide nucléique peut être de l’ADN ou de l’ARN. Le génome sous forme d’ADN est généralement bicaténaire.