Vie d’un village Lorrain sous l’occupation : 1939-1945 PDF

Vic-sur-Seille est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est. Ses habitants s’appellent vie d’un village Lorrain sous l’occupation : 1939-1945 PDF Vicois et les Vicoises. Situé au sud du département de la Moselle, la localité est située dans la plaine saline du Saulnois. L’existence de la ville est antérieure à l’occupation romaine.


Ce document est une suite du livre  » Le sang de la liberté « . Il rapporte ce que sont devenus les acteurs de l’ouvrage survivants à la Grande Guerre, leur vécu et celui d’un village Lorrain lors de la Guerre 1939-1945. C’est le récit authentique d’un nouvel exode, de la Guerre et du sang versé à nouveau pour la Liberté, de la libération de la région par les alliés, du mode de vie propre aux villages de Lorraine nord dans la première partie du 20e siècle.

Elle a été fondée sur un îlot du briquetage de la Seille. La ville a été dévastée en 570 par des tribus germaniques. La présence de salines est attestée à cette époque. Le temporel de l’évêché de Metz est transféré à Vic en 1234, quand les bourgeois messins se proclament en république pour s’affranchir de la tutelle de l’évêque. Au cours des siècles, la ville va ponctuellement passer sous l’influence du duché de Lorraine. Georges de Bade, son successeur à la tête de l’évêché de Metz confirme et maintient leur présence.

Le traité de Vic est signé le 6 janvier 1632 entre le duc de Lorraine Charles IV et Louis XIII. La cité est en déclin après la Révolution française, au cours de laquelle Vic est devenue une commune du département de la Meurthe. Une tour de Chappe est en service entre 1798 et 1852. Elle sert de relais entre Château-Salins et Lezey sur la ligne Paris-Strasbourg. En 1860, Vic possède une fabrique de chandelles, une huilerie et deux fours à plâtre et à chaux. Une gare de chemin de fer, ouverte en 1868 sur l’antenne à Burthécourt vers la ligne Nancy – Sarreguemines, fonctionne jusqu’en 1939 pour le trafic voyageurs et 1955 pour le trafic marchandises. La Seconde Guerre mondiale et le drame de l’annexion marqueront longtemps les esprits.

Les données manquantes sont à compléter. L’évolution du nombre d’habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Les différents évêques l’utiliseront comme résidence principale ou comme lieu de villégiature. Après la guerre de Trente ans, il devient propriété de l’État, qui l’utilise pour des réceptions ou pour loger les troupes de passage. Il est victime d’un incendie en 1815. Les ruines sont rachetées par la ville en 1866.

Il subsiste aujourd’hui la porte flanquée de deux tours, classées monuments historiques. Il subsiste encore une partie des douves rénovées en 2013 qui abritent plusieurs espèces d’amphibiens protégés. De style gothique flamboyant, l’hôtel de la Monnaie a été créé en 1456 ou 1484 selon les sources. Il n’y a aucune attestation qu’on y a battu un jour de la monnaie. 2003, il abrite aujourd’hui l’office du tourisme et le siège de la conservation du musée Georges-de-La-Tour. Regnault d’Hoffelize, seigneur issu d’une  ancienne Maison du Pays de Liège .

L’écu de la famille d’Hoffelize Liégeois, créé par Regnault, est sculpté dans la pierre, au-dessus de la porte d’entrée. Un exemplaire en céramique moulée a été offert à l’hôtel de la Monnaie, en mai 2015, par un descendant de Regnault. Brossy pour présenter deux œuvres du peintre Georges de La Tour : Saint Jean-Baptiste dans le désert et le Profil de femme. Elle a été détruite en 1093 par Thierry II de Lorraine.

Le clocher date de 1881, le précédent menaçant de s’écrouler. Les orgues ont été conçues en 1998 par la manufacture Gaston Kern de Hattmatt. La construction du couvent et de l’église des carmes date de 1675 à 1733. La congrégation était présente depuis 1646. L’ensemble devint par la suite un bâtiment militaire puis fut racheté par la ville. En 1875 l’église fut utilisée comme marché couvert.

Le couvent a servi de prison, de salle de danse, d’abattoirs et de gendarmerie. Aujourd’hui il abrite la mairie et l’ancienne église est devenue une salle des fêtes. En face du monastère des Dominicaines se trouve l’hospice Sainte-Marie anciennement couvent de Saint-Vincent-de-Paul fondé en 1373. Après l’expulsion des religieuses en 1792, les bâtiments ont abrité une école primaire et un collège. On y trouve encore aujourd’hui l’école communale. Une synagogue aménagée en 1829 dans l’ancienne chapelle des religieuses de Notre-Dame, sur la place du Château est rasée par les nazis en 1940.

Le terrain en 1945 est attribué au ministère de la reconstruction. La communauté juive est présente dès avant la Révolution française. Ses membres participeront à la vie civile et sociale de la commune par leur présence au conseil municipal et au sein des activités socio-culturelles. L’annexion de 1871 lui portera un coup fatal, ses plus jeunes membres migrant pour la plupart vers Lunéville et Nancy. Vignoble en appellation d’origine contrôlée Moselle.