Who’s who international du vin =: International Who’s who in wine : dictionnaire biographique des personnalités de la profession du vin dans le monde PDF

Le 16 mars 1915, sous la pression des ligues de vertu et viticole, l’absinthe est interdite au prétexte qu’elle rend  fou et criminel . Who’s who international du vin =: International Who’s who in wine : dictionnaire biographique des personnalités de la profession du vin dans le monde PDF Ricard est issu d’une famille de boulangers et de négociants en vins.


Il veut être peintre et entrer à l’École supérieure des beaux-arts de Marseille mais son père, marchand de vins, refuse. Aussi aide-t-il son père en le suivant dans ses tournées après le lycée. Il tente avec son frère Pierre de fabriquer son propre pastis et en faire le plus apprécié des consommateurs. Dans un petit laboratoire de fortune qu’il a aménagé chez lui avec un alambic, il consacre son temps à faire des mélanges, à tester les arômes comme la réglisse et des plantes provençales. Il élabore finalement une recette incluant un mélange d’anis étoilé et d’anis vert teinté d’une pointe de réglisse. En huit mois, 250 000 bouteilles sont vendues. Paul Ricard s’occupe de tout : il conçoit lui-même le fameux broc à bec verseur, et dessine les affiches publicitaires qui ornent les premiers camions de livraison de l’entreprise.

Très vite, la marque sort du seul territoire marseillais. Enfin, Paris est touché en 1939, à grand renfort de publicité. En 1940, c’est la défaite de l’armée française et la naissance du Régime de Vichy dans la zone libre. L’État français lance sa  Révolution nationale  et le pastis fait partie de ce qui devient interdit. Le coup est dur mais Paul Ricard se reconvertit dans l’agriculture en prenant possession du domaine de Méjanes, en Camargue : on y pratique la riziculture et l’élevage. Après la guerre, Paul Ricard se rend aux États-Unis lors d’un voyage organisé pour des entreprises françaises.

En revenant en France, Paul Ricard décide de prendre les devants et de lancer son entreprise dans une voie encore très peu connue dans le pays, celle du parrainage : en 1948, la caravane du Tour voit apparaître des véhicules insolites arborant le jaune et bleu ricard. Pour développer sa politique, Paul Ricard impose des structures sociales bien adaptées à ses projets. Jusqu’en 1960, à Marseille, il n’existe pas de comité d’entreprise. Elle gère les colonies de vacances situées à Sausset-les-Pins, Jausiers, Cavalière, La Voisine, Pont-de-Labeaume. Paul Ricard avait connu en Camargue alors qu’il n’était que Monseigneur Roncalli, nonce apostolique en France. Vintimille pour pénétrer sur le territoire italien et gagner, l’un derrière l’autre, la Ville Sainte.

Tout est conçu pour, en dernier ressort, servir les intérêts de l’entreprise, faire connaître le produit, élargir les zones de sa diffusion. Parallèlement à son entreprise, Paul Ricard a été mécène, et s’est engagé dans de nombreuses aventures. Via la  fondation océanographique Ricard , Paul Ricard a financé un  Observatoire de la Mer  en Méditerranée pour le docteur Alain Bombard. Dans les arts et la culture, Paul Ricard mit en place dans les années 1960 la fondation Paul-Ricard qui avait pour objectif de révéler et de promouvoir de jeunes talents de la littérature, de la peinture et bien d’autres. Il était passionné par la peinture et fit l’acquisition de la Pêche au thon de Salvador Dalí. L’Union des clubs taurins Paul Ricard lui a survécu, elle compte plus de 15 000 membres.